Dans un post publié sur sa page Facebook, la zone de police Arlon-Attert-Habay-Martelange présente une mise au point suite à des réactions émotives engendrées par une vidéo de maltraitance animale, qui auraient pu mal tourner.

Selon la zone de police, lundi, une vidéo montrant un adolescent frappant un animal sous les ricanements de la personne qui tient la caméra s'est répandue très largement sur Arlon et sa région via les réseaux sociaux. Ces faits ont suscité une indignation et des protestations légitimes. Ce qui l'est moins, ce sont les conséquences tirées par certains utilisateurs des réseaux sociaux :

"Dans des publications Facebook (...), on "apprend" que les faits pourraient se passer à Arlon et on y dévoile même dans certaines le nom du potentiel suspect (qui varie selon les "enquêteurs du web"), son adresse ainsi que celle de son école. A la suite de ces révélations, certains commentaires en appellent à se faire justice soi-même.", Zone de police Arlon-Attert-Habay-Martelange

Après quelques vérifications, la zone de police a pu déterminer que ces faits se sont produits à plus de 800 km d'Arlon... Elle rappelle que l'identification d'un suspect ne peut reposer sur de simples rapprochements sur base de photographies et que c'est précisément le travail des enquêteurs d'établir les faits et d'identifier d'éventuels responsables. Puis elle rappelle quelques éléments à garder en tête quand on se retrouve confronté à des vidéos du genre. Avant de conclure : "Une émotion peut être immédiate. Un partage aussi. Leurs conséquences, elles, peuvent durer. Alors avant de partager, prenons le temps de vérifier."