Ce mercredi soir, la séance du conseil communal de Saint-Hubert a été ouverte… avant d’être immédiatement refermée faute de quorum. La veille, dans un communiqué, le groupe d’opposition CAP avait demandé le report de la réunion. Une requête rejetée par la majorité.

Dans son communiqué publié mardi, le groupe minoritaire expliquait que plusieurs de ses conseillers seraient absents en raison d’engagements professionnels incompatibles avec la tenue du conseil un mercredi. CAP estimait dès lors ne pas pouvoir participer aux débats dans des conditions jugées équitables et démocratiques.

Au-delà de cette question organisationnelle, l’opposition dénonçait également le climat politique qui règne depuis plusieurs mois au sein du conseil communal. Selon CAP, les interventions et propositions de ses élus ne seraient pas suffisamment entendues ni prises en considération par la majorité.

« Un fonctionnement démocratique sain exige un équilibre des forces et une pleine représentativité de chaque sensibilité politique ». Communiqué du groupe CAP.

Le groupe demandait donc au bourgmestre et au directeur général de fixer une nouvelle date permettant la présence de l’ensemble des conseillers concernés.

Une bataille de communiqués

Dans un communiqué diffusé mercredi après-midi, la majorité répondait avoir appris « avec surprise » la décision de CAP de ne pas siéger. Elle réfutait toute volonté d’organiser la séance dans des conditions contestables.

« Il n’y a ici aucun complot ni aucune volonté de modifier une date à la dernière minute ». Communiqué de la majorité tripartite.

La majorité rappelait également que la convocation du conseil communal relevait des compétences du collège communal et affirmait que le groupe CAP avait été convoqué « de manière tout à fait légale et dans un délai pleinement conforme ».

Selon elle, aucun élément ne justifiait un report, d’autant que l’ordre du jour comprenait plusieurs points importants, notamment certaines présentations demandées par l’opposition elle-même.

La majorité refusait donc de reporter la séance réclamée par CAP. Mais le bourgmestre a finalement dû lever la réunion, faute de quorum.

Un blocage politique?

Ce mercredi, en fin de soirée, Didier Neuvens dénonçait avec force un blocage politique: « Dans cette situation, ce n’est pas la majorité tripartite qui est perdante mais bien le citoyen ». 

Cette nouvelle passe d’armes intervient alors que le groupe CAP prévoit de déposer, dès le mardi 2 juin, une motion de méfiance collective.