Ce lundi 22 juin à Arlon, le MR a tenu une conférence sur les réformes économiques en cours. L'occasion pour un collectif citoyen de montrer son opposition à  "une société gouvernée comme une entreprise".

Des calicots, des chants et des cartons rouges... une quarantaine de manifestants sont venus accueillir les élus et sympathisants MR ce lundi soir devant le hall polyvalent à Arlon. Le thème de la soirée était : "la croissance économique pour redresser le pays". 

Enseignants, militants écologistes, antifascistes ou travailleurs du secteur associatif, les citoyens présents lundi soir contestaient les "politiques antisociales menées par les gouvernements de droite, à Bruxelles et à Namur, dans les domaines de l’enseignement, du chômage, de l’accueil des migrants, etc; et la disparition de l’agenda politique des préoccupations climatiques et écologiques".

Les ministres MR, Cécile Neven et Éléonor Simonet, ainsi que le député européen Benoit Cassart étaient présents pour la soirée. Un temps annoncé, le président national Georges-Louis Bouchez est finalement intervenu par vidéoconférence. 

Mis à part l'intervention de quelques personnes à l'intérieur du bâtiment, accompagnée d'un chant contestataire, la manifestation s'est principalement tenue à l'extérieur et de manière pacifique. Dans une lettre ouverte, le collectif citoyen dénonce "une succession de réformes qui frappent de nombreux secteurs de la société. L'enseignement, la culture, le monde associatif, les services publics, les étudiants, les pensionnés, les demandeurs d'emploi, les travailleurs : partout, les mêmes mots reviennent. Économies. Rationalisation. Restriction. Compétitivité. Toujours moins pour ceux qui ont déjà peu. Toujours davantage demandé à ceux qui tiennent la société debout".

Ils en appellent à un renouveau du débat démocratique et affirment leur croyance en "une société forte qui investit dans l'humain avant d'investir dans les chiffres (...) l'école, la culture, la santé, la solidarité et les services publics ne sont pas des coûts, mais des richesses".

La locale MR se dit ouverte au débat

Du côté de la locale du MR, on se dit satisfait de la conférence qui a rassemblé pas loin de 140 personnes malgré la chaleur. L'échevin arlonais, Philippe Landrain (MR), comprend que l'on puisse contester des choix politiques mais regrette "qu'on ait sifflé individuellement des participants à l'entrée, dont certains n'étaient même pas membre du MR, mais venus simplement écouter les intervenants. C'était un peu intimidant pour eux". Pour l'élu, la conférence avait justement pour but de "nourrir le débat et de discuter de manière ouverte"'. Il précise d'ailleurs que des enseignants ont notamment interpellé le président national du MR, avec des questions très précises sur la réforme en cours.