Le conseil communal borquin s’est réuni ce jeudi soir. Pour la seconde fois, Gilles Dabe (Borq et Villages), n'a pas obtenu le poste d'échevin où il était présenté. Un refus obtenu par la minorité (CAP), rejointe par Pierre-Alexis Roland, échevin démissionnaire (ex Borq et Villages).

C’est une situation kafkaïenne que vit la commune de Saint-Hubert. Dès le soir des élections d’octobre 2024, la tripartite mise en place avec une seule voix d’avance était pointée comme fragile. Ceci s’est confirmé au fil des mois. Il y aura bientôt un an (le deux septembre) que Pierre-Alexis Roland (Borq et Villages) a annoncé s'affranchir du collège communal de Saint-Hubert. Puis ce fut une démission, une décision prise après plusieurs différends.

Cette démission a été actée par le conseil communal du mois de juin. Mais pour devenir effective, elle nécessite son remplacement. Or, Pierre-Alexis Roland n’a pas été remplacé. Et ce, malgré deux tentatives, dont celle d’hier. Car suite à cette démission, la majorité tripartite au pouvoir (Dyn@m’IC, Borq et Villages et Agissons Ensemble) est devenue minoritaire au conseil communal. Et le conseiller qu’elle propose comme futur échevin est refusé au vote.

Les autres points à l’ordre du jour ont été acceptés. Une manière pour l’opposition, qui détient la majorité des votes, de couper l’herbe sous le pied aux accusations de blocage dont elle fait l’objet.

La tripartite communique

Dans un communiqué publié sur son compte Facebook, mais qu'elle n'a pas cru bon d'envoyer à notre rédaction, la tripartite dénonce cette situation :

"Cette décision (le non-remplacement de l'échevin, ndlr) ne peut se justifier par le manque d’une majorité au conseil. Car, à l’heure actuelle, le pacte de majorité tient toujours et dès lors rien n’empêche Gilles Dabe de devenir échevin. Rappelons aussi qu’il n’y a rien d’antidémocratique dans une majorité tripartite qui a récolté plus de 59% des voix aux élections contre moins de 41% pour l’opposition. Au vu des tensions et polémiques inutiles de ces derniers mois, ce résultat-là n’a toujours pas l’air d’être assimilé par certains. Cette situation laisse M. Roland dans son poste d’échevin, alors qu’il souhaite le quitter, et il continue dès lors de toucher son salaire d’échevin. Il vote aussi contre son remplacement, et par quelqu'un de son propre groupe. Nous considérons que c’est ce genre de situation qui ternit l’image de la Ville."

Reste que devant le conseil communal, l'arithmétique est la seule règle capable de valider les points qui lui sont proposés. Et, sur ce point précis, à deux reprises, le vote a refusé cette modification. La majorité s'est trouvée incapable de faire valider cette proposition par le conseil communal.

De plus, il n'est pas certain que le futur budget sera voté aussi facilement que les autres points de l'ordre du jour de ce jeudi 20 août. Faudra-t-il que la tutelle, qui a déjà convoqué une fois les protagonistes de cet imbroglio, nomme un commissaire spécial pour administrer la commune durant le reste de la législature ? Saint-Hubert n’a pas vraiment besoin de cette contre-publicité.