Ce jeudi 24 septembre en fin de séance, l'écologiste Jean-Pierre Graisse a annoncé sa démission du conseil communal de Bertrix. À 63 ans, il s'apprête à céder son siège à Björn Borie à côté duquel il a siégé durant deux ans. 

C'est une figure indissociable du combat écologiste à Bertrix qui se retire du conseil communal. Ce jeudi soir, à l'occasion d'un point divers de fin de séance, Jean-Pierre Graisse a suscité la surprise en annonçant sa démission. 

"Je viens d'envoyer le courrier officiel. Je vous rassure, je n'ai pas de problème de santé ou personnel" nous explique ce vendredi le résident d'Auby-sur-Semois. "Mais je pense qu'après 14 années au conseil, il est temps de me retirer. C'était déjà clair au moment de me présenter lors des dernières élections que j'allais laisser ma place en cours de route".

Seul représentant écolo au conseil communal bertrigeois, Jean-Pierre Graisse cèdera officiellement son siège le 29 octobre au profit de Björn Borie. Ce dernier dernier a déjà siégé au cpas mais également durant deux années au conseil à côté de Jean-Pierre Graisse lors de la législature précédente.

Björn Borie et Jean-Pierre Graisse lors des élections de 2024

"Je resterai actif au sein de la locale Écolo" 

Si Jean-Pierre Graisse tourne la page du conseil communal, il dit vouloir rester "actif, voire hyperactif dans la locale Écolo". Ancien coopérant, il sera prépensionné le 2 octobre et vient de terminer une carrière de trente ans comme permanent du parti Écolo, d'abord à Arlon puis Namur.

C'est donc une figure d'Ecolo Luxembourg qui prend ses distances avec l'arène politique. "Mais il n'y a pas d'amertume. Même si on fait face à une majorité qui laisse peu de place au débat". En 14 années au conseil, Jean-Pierre Graisse a déposé plus de 200 points à l'ordre du jour. "Si 10 sont passés, c'est beaucoup, donc le rapport travail bénéfice n'est pas énorme. Mais je pense que la présence d'Ecolo est nécessaire, j'ai souvent été un caillou dans la chaussure de la majorité". 

Son seul regret : ne pas avoir su intégrer un Collège pour donner "un souffle vert" à l'action politique bertrigeoise qui, selon lui, en manque toujours cruellement.