La future suppression des provinces était au cœur des débats d'une commission conjointes Affaires générales et Pouvoirs locaux ce jeudi au Parlement wallon. Tous les groupes politiques se sont exprimés. Mais sans qu'un Luxembourgeois n'ait pu prendre la parole.

Le ministre-président wallon, Adrien Dolimont (MR) et le vice-premier François Desquesnes (Les Engagés) ont présenté leur plan de suppression des provinces qu'ils souhaitent porter et pour lequel ils auront besoin d'une majorité des deux tiers et donc de voix issues de l'opposition.

Ces ministres ont détaillé un plan en neuf points qui garanti l'emploi au personnel et les services rendus à la population. La majorité lie la suppression des provinces et le refinancement des grandes villes wallonnes. Le déficit structurel de ces dernières est passé de -12  à -253 millions € en six ans (2018-2024), puis a diminué à -202 millions € en 2025. 

Si certains des 13 intervenants qui se sont succédé durant plus de deux heures trente ont brièvement rappelé l'importance de Vivalia dans les services que rend la Province au Luxembourgeois, aucun représentant des presque 300.000 habitants de la plus étendue des provinces wallonnes n'a eu droit au micro pour ne fût-ce qu'attirer publiquement l'attention sur les spécificités de notre territoire.

Dans un exercice présenté comme un savoir-faire de transparence, on ne peut que le regretter.

L'ensemble de la séance est à voir ici.