C'est par communiqué que Sylvain Verstrepen, président du Royal Office du Tourisme de Saint-Hubert, a annoncé sa démission faisant suite, selon lui, à des pressions du collège communal consécutives à une critique sur la gestion de Saint-Hubert. La commune dément formellement.
En poste de manière 100% bénévole depuis quelques mois, Sylvain Verstrepen jette l'éponge pour, dit-il "protéger l’ASBL et ses deux employées face à un exécutif qui ne comprend plus la valeur ni le fonctionnement du tourisme local."
Le différent fait suite à une prise de position du président de l'ASBL sur l'insécurité et la dégradation du centre-ville.
« J’ai voulu tirer la sonnette d’alarme parce qu’on ne peut pas attirer des touristes dans une ville qu’on laisse se dégrader. Mais au lieu d’écouter ce constat de terrain, le Collège a fait planer la menace financière sur notre structure. Aujourd’hui, je suis placé devant un choix impossible : soit je me tais et je cautionne, soit l’Office du Tourisme risque d’en payer le prix. », Sylvain Verstrepen, président démissionnaire du Royal Office du Tourisme de Saint-Hubert
Un démenti formel du Collège communal
Pour Laurent Breuskin, échevin en charge du Tourisme, cette histoire de pressions politiques est simplement mensongère. Une réunion a bien eu lieu avec Sylvain Vertrepen, suite à ses critiques émises publiquement, mais pour lui rappeler son devoir de réserve, en conformité avec le règlement d'ordre intérieur de l'Office du Tourisme.
Quant à la situation financière très délicate du Royal Office du Tourisme, c'est le cas pour toutes les asbl hors pay-roll communal qui ont vu leurs dotations communales diminuer de 15%. Une exigence de la tutelle financière (Plans Crack et Oxygène).
Pour le collège, l'intérêt général doit primer au-delà des différences pour continuer à faire rayonner Saint-Hubert.