Alors que le pic de chaleur est attendu ce vendredi, le Gouverneur de la Province de Luxembourg a pris deux arrêtés pour éviter les incendies de forêt mais également préserver la santé des Luxembourgeois lors d'événements sportifs ou culturels. On fait le point avec Olivier Schmitz.

"la situation est vraiment exceptionnelle, nous vivons une canicule qui n'a jamais été enregistrée en province de Luxembourg, donc il fallait avoir une réflexion assez équilibrée. 260 événements étaient annoncés pour le week-end. Avec les bourgmestres j'ai décidé effectivement de prendre un arrêté qui impose des conditions supplémentaires aux organisateurs d'événements" explique le Gouverneur, Olivier Schmitz.

Du 26 au 28 juin, il est donc demandé aux organisateurs de respecter les mesures suivantes :

  • mettre gratuitement à disposition de l'eau potable fraîche en quantité suffisante
  • renforcer les dispositifs médicaux prévus
  • aménager des zones ombragées et ventilées ou équipées de systèmes de pulvérisation d'eau
  • protéger les files d'attente du soleil
  • informer clairement les participants des risques liés aux fortes chaleurs
  • veiller à ce que les participants disposent de moyens de protection contre le soleil.

Les heures les plus chaudes de la journée sont également à éviter, c'est même une obligation pour les événements sportifs.

 "Ma volonté c'est de ne rien annuler et d'inviter les organisateurs de compétitions sportives, là où il y a un classement, là où il y a un vainqueur, là où on se dépasse un peu plus que d'habitude, de ne rien faire après midi. Tout est interdit de 12 à 18 heures".

"Je pense qu'il faut vraiment que chacun prenne la mesure du risque que l'on prend. Si on n'est pas en grande santé, si on se sent fatigué... c'est de rester à l'ombre, de s'hydrater ou éventuellement d'écourter l'événement". Olivier Schmitz, gouverneur de la province de Luxembourg

La culture du risque n'est pas encore intégrée partout

Si l'épisode de chaleur actuel est exceptionnel, il devrait se répéter à l'avenir. Malgré la mise en place de politiques de prévention dans différentes domaines, le Gouverneur doit bien admettre que la culture du risque n'est pas encore bien intégrée en Belgique.

"Si on était dans une société qui avait parfaitement intégré la culture du risque, je n'aurais pas dû prendre d'arrêté.  Évidemment, ici, je ne vise que certaines activités, certains événements, mais des phénomènes climatiques comme celui-ci doivent nous interpeller sur les écoles, les crèches, le travail, les horaires d'activité, l'isolation des maisons, enfin tout un panel de mesures qui devront être prises".