Interpellée en séance plénière ce mercredi par la député wallonne Anne Laffut, la ministre Anne-Catherine Dalcq a levé le voile sur les mesures qui interviendront, pour certaines, avant même l'adoption du nouveau plan loup.
S'appuyant sur le cas récent vécu par cet éleveur de Ronchampay , la ministre Dalcq a annoncé vouloir supprimer les délimitations administratives de la zone de présence permanente (ZPP) qui jusqu'à présent ouvre la voie à des aides et indemnisations.
"C'est un des premiers éléments qui sera corrigé dans le cadre du nouveau plan loup. Il doit amener à des indemnisations plus rapides, sans frontières administratives"
Anne-Catherine Dalcq, ministre wallonne de l'agriculture (MR)
Aujourd'hui précise la ministre, on dénombre sept territoires en Wallonie. Ce qui impose un changement d'approche. "Il ne faut pas que les éleveurs souffrent du statut européen de protection du loup"
Sans attendre la mise en oeuvre du nouveau plan loup, prévu pour fin d'année, la ministre compte autoriser le tir d'effarouchement. Voire, sans le dire, un tir létal...
"Si un troupeau est attaqué encore et encore, il faudra pouvoir intervenir sur (ce) loup"
Anne-Catherine Dalcq, ministre wallonne de l'agriculture (MR)
De son côté, la députée Anne Laffut insiste sur l'opportunité de faire remonter à l'Europe les préoccupations des éleveurs wallons et la singularité du territoire.
"Le territoire wallon n'est pas celui de la France. Nous ne disposons pas des mêmes espaces. Les zones naturelles, les élevages, les habitations sont souvent très proches les uns des autres.
Cette réalité territoriale doit pouvoir être prise en compte lorsqu'on réfléchit à la place du loup et aux conditions de sa présence sur notre territoire"
Anne Laffut, députée wallonne (MR)