Ce week-end, le village de Monquintin, dans la commune de Rouvroy, a vécu au rythme des vanniers et vannières. Pour sa 11ème édition, le festival de la vannerie prend tout sont sens, avec le développement de la filière osier un peu partout en Gaume. Une technique qui est bien loin de se limiter à la simple confection de paniers.

C'est maintenant une tradition, chaque dernier week-end de septembre, le petit village de Monquintin accueille son festival de la vannerie. Proposé par l'asbl Saulenvie, l'évènement se veut être une vitrine pour le secteur. On y trouve des paniers de toutes sortes, même si de nos jours l'osier à bien d'autres utilités.

"Ce qu'on ne voit pas, c’est l'osier utilisé en architecture végétale. Aujourd’hui, on souffre beaucoup plus de la chaleur, on va donc recréer en fait de l’ombrage avec de l’osier vivant. Et puis, il y a tout un osier qu’on peut utiliser de façon artistique. Et alors, il y a aussi l’osier qu’on utilise pour initier les enfants, on peut faire pleins de petits bricolages très sympathiques." Michaël Seivert, chargé de projet pour l'ASBL Saulenvie

Transformer ces branches en oeuvres d'art, c'est justement ce que sont venues chercher Aurélie et Léonie. Mère et fille participent à un atelier de vannerie proposé dans le cadre du festival. Une grande première pour elles !

Transmettre les gestes ancestraux, redévellopper une fillière osier en Gaume, c'est justement le but de Michaël et des membres de l'association Saulenvie depuis plusieurs années. Un projet amené aujourd'hui à se concrétiser.

"La première chose qu’on veut faire, c’est trouver des terrains et des gens qui sont intéressés pour planter du saule à destination de l’osier. Donc les communes sont partantes, on a deux beaux projets qui démarrent cet hiver avec la commune de Rouvroy et celle de Virton. On va déjà préparer les terrains et on va planter au printemps." Michaël Seivert, chargé de projet pour l'ASBL Saulenvie

Aujourd'hui, 5 vannières ont développé leur activité autour de l'osier en Gaume, faisant de la vannerie leur activité principale pour certains. Danaëlle Hanus a par exemple monté son propre projet dans le village d'Etalle.

"Depuis un an et demi, je donne moi-même des ateliers d’initiation. J’ai commencé cette année, une petite culture chez moi, ça s’appelle une oseraie. 3 ares, ce n'est pas encore énorme, mais l’idée c’est pouvoir un petit peu approcher la matière, l’avoir sous les yeux pour surveiller les cultures. Et ensuite, j’ai le projet de cultiver à plus grande échelle pour couvrir les besoins de mes ateliers, pour pouvoir fournir également d’autres vanniers." Danaëlle Hanus, vannière à Etalle

Des vannières comme Danaëlle, qui ont à coeur de perpétuer une tradition gaumaise pourtant oubliée ces dernières décennies. Pour le plus grand bonheur des nombreux visiteurs présents sous le soleil de Monquintin.