Beaucoup d'Arlonais ont arpenté le parc de l'Hydrion ce samedi après-midi lors de son inauguration. La foule est venue découvrir ce nouvel espace naturel et récréatif au coeur de la ville.
Entre le centre Adeps et la Maison de la Culture, le parc de l'Hydrion se déploie sur 30 ha de nature à deux pas du centre d'Arlon. Ce samedi, petits et grands se sont déplacés en nombre pour découvrir les nouvelles infrastructures. Des plus jeunes aux plus âgés, les commentaires sont élogieux. Les grands apprécient le cadre naturel et la promenade accessible aux personnes à mobilité réduite. Les petits adorent la grande plaine de jeux.
"C'est un des plus beaux projets de ces dernières années, commente Vincent Magnus, le Bourgmestre d'Arlon, un projet nature pour lequel on a beaucoup investi."
Un investissement de 5,5 millions d'euros
Cela fait plus de 10 ans qu'on en parle. Il a fallu 6 ans d'études, un an et demi de travaux. Le coût s'élève à plus de 5, 5millions d’euros, dont plus de 3,3 millions de subsides wallons et européens pour ce parc installé dans une zone humlide.
"Il y a plusieurs milieux naturels, explique Anne Lamesch, échevine à Arlon. La zone humide a été réhabilitée, il y a aussi une partie forestière et une lande sèche."
Pour recréer la lande sèche, on a pris des semences de la zone Natura 2000 du camp Lagland, poursuit l'échevine, Anne Lamesch. Les cheminements traversent les différents milieux naturels via des sentiers accessibles à pied ou à vélo mais aussi 125 mètres de passerelles et 300 mètres de caillebotis en bois. Des panneaux didactiques expliquent la faune, la flore et l'histoire locale.
Un projet aux multiples enjeux
La Ville d’Arlon a collaboré avec de nombreux partenaires institutionnels, techniques et environnementaux pour concrétiser ce parc urbain.
"Les enjeux étaient multiples. D'abord écologique en préservant la nature, ensuite, hydraulique en créant une zone d'immersion temporaire mais aussi un enjeu de mobilité pour relier les différents pôles de la ville avec une liaison cyclopiétonne et des boucles pédestres et enfin un enjeu récréatif avec la plaine de jeu et des aires de repos" rapporte Etienne Cellier, du bureau Atelier Paysage, l'auteur de projet.
Le site est traversé par la Semois. La prairie inondable pourra retenir temporairement jusqu’à 15 000 m³ d’eau lors de fortes pluies afin de protéger des inondations les zones situées en aval. La sécheresse actuelle ne permet pas de révèler toute l'eau et la verdure qui occupera les lieux. Ce beau tableau évoluera au fil des différentes saisons.