Un nouveau quartier de plus de 800 logements à Virton, sur les terrains du Collège. Le projet n'est pas neuf mais une étude de marché digitale a été lancée en ce mois de mai. Derrière celle-ci : l'entreprise Maisons Baijot que nous avons rencontrée ce jeudi matin.
"Travailler au Luxembourg, vivre à Virton". Le slogan et l'image postée sur les réseaux sociaux pour évoquer un nouveau lotissement de "800 à 1200 logements" à Virton a pas mal fait réagir. Notamment à cause d'erreurs ou d'imprécisions corrigées par la suite par l'entreprise Maisons Baijot (voir le post repris en fin d'article).
Il s'agissait là d'une étude de marché digitale destinée à mesurer le potentiel d'un tel lotissement à Virton. Car ces 22 ha de terrains, situés entre les rues Croix-Lemaire, de Rosière et d'Houdrigny, n'appartiennent pas encore à Maisons Baijot. Si elle finalise l'accord avec l'asbl Patrimoine enseignement catholique à Virton (CNDB et ISF) elle développerait là son plus gros projet immobilier.
"Ce sera le premier projet de cette ampleur, on est plutôt habitué à des lotissements de 80 à 100 logements, mais c'est un projet sur lequel on mise beaucoup, auquel on croit" explique le directeur général de Maisons Baijot, Lionel Dacos. "On va proposer différents types de logements, cela va des appartements 2 à 3 chambres, de maisons 3 à 4 chambres avec des aménagements différents en fonction des souhaits et des besoins. Il y aura des biens qui seront développés, construits et commercialisés, pendant la construction, afin de permettre aux clients d'encore pouvoir choisir certaines finitions, mais également de gagner un certain temps en termes de délai administratif. Il y aura des terrains proposés pour nos clients afin de développer un projet de notre catalogue, bien entendu suivant les prescriptions urbanistiques."

Image : Maisons Baijot
Confrontée à une démographie qui stagne depuis plusieurs décennies, la commune de Virton accueille favorablement ce projet.
"La commune souhaite développer ce projet, non seulement parce qu'il y a de la demande de logement, beaucoup de nos jeunes sont partis dans des communes voisines, mais aussi car la stagne entre 11.000 et 11.500 personnes et ce n'est pas suffisant pour nous. Que ce soit pour tout ce qui tourne autour du commerces, mais aussi des écoles... si on amène des nouveaux habitants, des jeunes générations, automatiquement les étudiants iront dans nos écoles" explique Michel Mullens.
Le retour d'un projet présenté en 2019
En 2019, le PO du Collège avait déjà présenté l'idée d'un vaste projet immobilier sur ses terrains. On évoquait alors plus de 1000 logement sur 38 ha. Entretemps, une première phase a été signée pour un développement le long de la rue Croix Lemaire à proximité de l'Institut de la Sainte Famille (ISF). Un magasin Aldi doit notamment s'y implanter mais le projet a pris du retard et sera probablement revu en raison de l'explosion du coût des matériaux.
Maisons Baijot devrait de son côté développer le projet sur la partie supérieure du site et s'appuyer également sur le Schéma d'orientation local (SOL) approuvé en 2023 par la Région wallonne. Il définit les grands axes de l'aménagement de cette zone, y compris au niveau du phasage des travaux et de la mobilité
"Le SOL a prévu différentes phases, notamment une fois qu'on arrive à un certain pourcentage d'occupation, il y aura un grand axe qui reliera la rue Croix Lemaire à la rue de Rosière, donc cet axe là est déjà prévu dans le schéma. Évidemment il faudra éventuellement l'adapter en fonction du nouveau projet" explique l'échevin de l’urbanisme, Michel Mullens.
"Mais ce projet était conçu aussi en terme de mobilité douce, il y avait tout un axe piétonnier et vélo pour relier le centre assez facilement, parce que l'idée c'est quand même d'aller vers le sans voiture dans Virton dans le futur".
Les astres semblent alignés pour ce Quartier St Joseph dont la concrétisation devrait s'étaler sur près de 30 ans. Le temps pour la Ville de Virton d'absorber cette augmentation de population. Mais avant le dépôt du premier permis, la phase de développement pourrait encore prendre 3 à 4 ans, explique Maisons Baijot qui compte faire appel à un bureau d'études spécialisé.