Malgré le refus de la commune de vendre ses terrains, la Carrière du Fond des Vaulx relance son projet d'extension. Une réunion d'information préalable s'est tenue ce jeudi en soirée face à un public venu nombreux pour faire part de ses interrogations ou griefs mais aussi pour écouter les arguments de l'entreprise.
Implantée à Wellin depuis 1946, la carrière du Fond des Vaulx arrive presque au bout de ses ressources exploitables. Il lui reste encore 8 ans mais elle voudrait prolonger sa zone d’extraction vers l’Ouest, sur plus de 30 ha.
"C'est notre pérennité, c'est pour les trente prochaines années qui sont ultra-importantes pour les 30 personnes qui y travaillent, pour les 135 personnes qui sont là en périphérie.", Laurent Grell, directeur de la Carrière du Fond des Vaulx
La zone convoitée est en partie en zone agricole et en partie en zone forestière. Il faudra modifier le plan de secteur. Des bois sans grande valeur mais riches en biodiversité. Mais l’écologie est ici un argument à double tranchant. Si la carrière ferme, avec 15 à 20.000 tonnes de granulats nécessaires chaque année pour ses constructions et empierrements, l'entreprise Balfroid-Magnée devrait lancer 500 à 1000 camions sur les routes.
Du côté des opposants au projet d’extension, les habitants du quartier de la Marlière, situé à un jet de pierre de la carrière craignent pour leur environnement et les chemins de promenades, qui viennent d'être balisés.
Des chemins que la Carrière s’engage à remplacer par d’autres, à ses frais. Mais un autre foyer d’opposants se situe à Froidlieu, un village situé dans l’axe de l’extension qui, si elle est acceptée, arrivera à moins d’un kilomètre des premières maisons.