Pas d'évolution en ce qui concerne l'interdiction pour les motards de circuler entre Dohan et Mortehan. L'arrêté reste d'application malgré la réunion qui a eu lieu mercredi soir en présence de quatre motards. Leurs propositions ont néanmoins été entendues dans l'espoir d'aménager la route, et ainsi éviter une nouvelle interdiction.
Des marquages au sol dans les virages tels qu'ils sont faits au Luxembourg ou en Allemagne, c'est l'une des propositions faites par les motards.
"Ça va permettre de ne plus prendre des trajectoires comme en circuit", estime Christophe Maziers. "Et, dans les lignes droites, diminuer la vitesse et le bruit dans la vallée pour que les habitants de Dohan soient tranquilles".
Le directeur du SPW pour la province de Luxembourg, venu en observateur, explique que ces aménagements ne sont actuellement pas autorisés par le code de la route, mais une étude pourrait être envisagée.
À ce jour, l'interdiction, sauf pour les motards locaux, est néanmoins considérée comme la seule solution par les bourgmestres, ainsi que le chef de la zone de police Semois et Lesse.
"Il n'y a pas d'autre solution, sauf peut-être éventuellement, si juridiquement parlant c'est possible, intégrer le règlement général de police provinciale", explique Vincent Léonard. "Mais ça, il faut encore voir".
Les motards pris en flagrant délit pourraient ainsi être sanctionnés directement sur base de l'interdiction de considérer la route comme un circuit, ce qui n'est pas faisable aujourd'hui.
Le Conseil d'Etat ne donnera pas suite au recours de la FEBIAC
L'arrêté pris par les bourgmestres de Bouillon et Bertrix devrait aller à son terme, le 30 septembre, d'autant plus que la demande de suspension en extrême urgence par la Fédération belge et luxembourgeoise de l'automobile et du cycle n'a pas été reçue par le Conseil d'Etat.
"Notamment du fait que ce soit une fédération de constructeurs de motos qui a introduit le recours, et qui n'avait pas d'intérêt direct à ce que ce recours soit porté par eux", conclut Marie-Julie Némery, bourgmestre de Bouillon.
Les quatre motards autour de la table appellent donc à accepter la situation telle qu'elle est en l'état, en espérant que cette réunion ne reste pas sur des propositions, mais apporte réellement des solutions.