Un projet de 28 maisons unifamiliales a été présenté à Bourcy. L’accueil a été plutôt favorable. Derrière ce dossier local, c’est aussi une tendance plus large qui apparaît autour de Bastogne : quand les logements en ville deviennent plus chers et plus rares, la demande se déplace vers les villages qui gardent encore des services
Vingt-huit maisons unifamiliales, en majorité trois façades, pourraient voir le jour sur une parcelle située au cœur de Bourcy. Le projet n’en est encore qu’au stade de l’information préalable, mais il a déjà donné lieu à une première présentation officielle devant une cinquantaine d’habitants.
Le promoteur, André Glesner, originaire du village, défend un projet pensé pour permettre à ceux qui le souhaitent de continuer à vivre sur place.
« Je suis natif de Bourcy. Et pourquoi réaliser un tel projet dans mon village? Pour garder nos jeunes dans le village, pour éviter qu’ils aillent se disperser à gauche ou à droite. »
Dans la salle, l’accueil a été globalement positif
Le principal point d’attention ne porte pas vraiment sur l’idée de construire, mais sur le nombre de maisons prévu dans un village où l’habitat est aujourd’hui plus espacé.
« En même temps, ça fait peur parce qu’on se dit 28 maisons si regroupées, on n’a pas l’habitude dans un village comme Bourcy », explique une riveraine
Si le projet apparaît aujourd’hui à Bourcy, ce n’est pas au hasard. À l’échelle de la province de Luxembourg, le prix médian d’une maison a encore augmenté de 17 % l’an dernier. À Bastogne, les terrains disponibles se font plus rares et plus chers. Dans ce contexte, une partie de la demande glisse vers les villages. Pour Pascal Mutschen, de l’agence Immo Bastogne, cette évolution est clairement visible sur le terrain.
« Il y a un petit peu plus d’engouement pour les villages parce que le prix du terrain à Bastogne est quand même assez élevé. On voit les gens aller un tout petit peu plus loin. »
Ce mouvement profite surtout aux villages qui gardent encore des atouts concrets au quotidien. C’est précisément l’argument avancé par la commune. Jean-Michel Gaspart, échevin, souligne que Bourcy reste bien doté en services, avec notamment une école, des associations, des commerces et des professions médicales. Pour lui, ce profil permet d’envisager un développement ici plus facilement qu’ailleurs.
Le dossier va maintenant entrer dans une nouvelle phase, avec une étude d’incidences avant une éventuelle demande de permis d'urbanisme.