21 brebis sur 26 ont été attaquées cette nuit à Louftémont. Un loup serait l'auteur de ces attaques, mais ce sont les relevés ADN qui le confirmeront.
"C'est un véritable massacre", assure François Damien, éleveur de Louftémont (Léglise). 21 brebis, sur les 26 que compte son troupeau, ont été blessées, potentiellement par un loup. Lorsqu'il arrive dans sa prairie ce vendredi matin, il découvre 16 cadavres. Les autres brebis sont blessées au cou. Le vétérinaire devra les abattre.
Le DNF est descendu sur les lieux pour relever les indices ADN, mais le tableau est tel qu'il laisse peu de place au doute : panses éventrées, morsures au cou. "Ces signes sont typiques d'une attaque de loup", regrette Vinciane Schockert, du DEMNA (Département de l'Étude du milieu naturel et agricole), mais ce sont les relevés ADN qui le confirmeront."
Première attaque sur du bétail domestique en Forêt d'Anlier
Même si un couple de loup est officiellement installé en Forêt d'Anlier depuis le mois d'août, c'est la première fois qu'il s'attaque au bétail domestique. "Jusqu'à présent, ce couple se nourrissait essentiellement d'animaux sauvages, rappelle Vinciane Schockert. Nous n'avons pas encore de preuve de la présence d'individus juvéniles, mais l'attaque d'aujourd'hui pourrait aller dans ce sens : le couple pourrait attaquer de manière opportuniste pour subvenir aux besoins de ses petits."
Si des clôtures encadraient la prairie des moutons attaqués, "celles-ci n'étaient pas suffisantes pour contrer une possible attaque de loup", regrette Vinciane Schockert. Elle encourage donc les éleveurs à bien protéger leur bétail en faisant appel aux subsides de la Région wallonne pour leur permettre d'installer des clôtures efficaces contre le loup.