Ce vendredi matin, un article paru dans Le Soir évoque un soupçon de conflit d’intérêts au sein du Parc national de la Semois. Il concerne le projet de complexe équestre en construction à Saint-Médard dans la commune d’Herbeumont et vise le co-directeur du parc national, Nicolas Ancion.
Ce projet s’était vu refusé le permis d’urbanisme en avril 2025, pour incompatibilité avec l’affectation agricole du terrain et son impact environnemental. Après un recours de la commune d’Herbeumont, le ministre Desquesnes (Les Engagés) a finalement délivré le permis en août 2025.
Nicolas Ancion, le directeur du Parc Naturel de Gaume et co-directeur du Parc national de la Semois est directement visé par l’enquête du journaliste.
La station équestre de Saint-Médard est un des projets retenus par le parc national. Ce projet est porté par l’asbl Smahf (Saint-Médard Arabians Horses Farm Event), dont Nicolas Ancion a été président et dont la gestion est assurée par Quentin Oly, compagnon de ce dernier.
C’est là que se situerait notamment le conflit d’intérêts d’après l’article du Soir. Quentin Oly aurait profité de sa position pour que son projet équestre soit sélectionné. D’autant que l’asbl aurait été portée sur les fonds baptismaux peu de temps avant la sélection du parc national, en 2022. Nicolas Ancion a d’ailleurs quitté la présidence de l’asbl deux semaines après la sélection.
Quentin Oly aurait également bénéficié de l’octroi de budgets conséquents pour la station équestre, le plus important financement public parmi les projets sélectionnés par le parc national. On parle d’un budget initial de 411.125 euros hors TVA, porté en décembre 2025 à 936.825 euros hors TVA, au détriment d’autres projets qui auraient vu leur budget raboté. 1 millions d’euros donc sur 18 millions euros de subventions obtenues par le parc.
Dans l’article du Soir, tant Nicolas Ancion que Quentin Oly se défendent de tout conflit d’intérêt.