Ce vendredi 8 mai, la zone de secours Luxembourg a procédé à un exercice grandeur nature sur les hauteurs de l'église St Martin. Un scénario taillé sur mesure pour le groupe de reconnaissance et d'intervention en milieau périlleux, le GRIMP. 

Mobilisation générale en fin d'après-midi au pied de l'église St Martin qui a vu débarquer plusieurs véhicules de pompiers et des ambulanciers. Un exercice grandeur nature pour mettre à l'épreuve les compétences des équipes mais également leurs capacités physiques. Car c'est entre 80 et 100 mètres de haut que se jouait l'exercice, que commente pour nous Olivier Leyder, conseiller technique du Groupe de reconnaissance et d'intervention en milieux périlleux pour la zone de secours Luxembourg.

"À la base, on a une seule victime, un maçon qui a été blessé par une fausse manœuvre du grutier. Ils ont juste ça comme info. Une fois que le premier chef d'équipe arrive, une personne de chez Galère lui signale qu'il n'a plus de nouvelles du grutier. Et donc là, il s'aperçoit qu'il y a une deuxième victime sur un deuxième site complètement différent et encore un peu plus haut". 

Parce que là, en l'occurrence, la cabine du grutier est à 105 mètres de hauteur, c'est cela? 

"Oui, c'est plus ou moins 105 mètres de hauteur et je pense que les premiers sont à 60 mètres de hauteur sur la voûte de l'église".

Et pour compliquer les choses, il n'y a pas d'électricité... Donc ça veut dire qu'il faut grimper par les échafaudages avec l'équipement ?

"Exactement, tout à fait. On ne va pas dans le facile. Donc là, le lift n'est pas opérationnel. Ils sont obligés effectivement de monter par tous les escaliers de l'échafaudage ou par les escaliers, et par l'échelle de la grue".

On le voit, c'est aussi un exercice de coordination avec les différents services.

"Oui, donc c'est plus ou moins ce que représentent les services qui vont être impliqués pour une mission comme ça. On a un officier qui va arriver avec une pompe. On aura le médical qui va arriver, donc une ambulance. Et là, on a un SMUR qui arrive aussi. Le drone pourra avoir un visuel sur la hauteur que l'officier ne peut pas avoir sans que personne ne monte au-dessus. Donc effectivement, ce sont les personnes qu'on aurait sur une intervention réelle."

Ce genre d'exercice, vous devez faire ça fréquemment ? En fait, on a deux exercices planifiés par mois.

"Donc sur l'année, on en a plus ou moins 24. Et on a un minimum de 10 exercices obligatoires à faire pour pouvoir être opérationnel. Donc après, on va débriefer avec toutes les spécialisations. Donc avec l'AMU, avec les pompiers, avec les gens de chez Galère. On va aussi refaire un appel à la centrale 112 pour voir si les données ont été bonnes, bien informer tout le monde. Et puis refaire un débriefing à chaud pour améliorer les techniques s'il y a besoin".