Près de 300 coureurs ont pris le départ du Trail du Mirwart, en pleine forêt de Mirwart. Températures négatives, dénivelé costaud et appuis incertains : ce dimanche, le défi ne se résumait pas aux kilomètres. Il fallait aussi gérer le froid…

En forêt, le mercure oscille autour de -5 degrés, parfois moins selon les zones. Avant de parler rythme, chacun cherche d’abord à éviter le coup de froid. Avant le départ, certains se collent au braséro le plus longtemps possible, quitte à vérifier une dernière fois… qu’ils n’ont pas oublié leurs gants

“On met des gants, on s’équipe comme il faut, on met un bandeau… on fait comme on peut”, sourit une participante du 12 km, qui dit s’être préparée “en allant courir en montagne” ces dernières semaines.

Du dénivelé, même sur le “petit” format

Une fois lancé, le froid devient gérable. Mais le parcours, lui, ne laisse pas beaucoup de répit. Le terrain est vallonné, avec des montées qui cassent le rythme et des descentes où ça relance.

“On peut aussi parler du dénivelé parce qu’il y en a pas mal, 350 déjà rien que sur le 8 km qui est la distance la plus courte”, rappelle Éléonore André, du club organisateur BATT.

Sur ce profil, les choix se voient rapidement : dans les bosses, certains passent à la marche pour gérer l’effort ; dans les descentes et les prairies, ça repart fort, à condition de trouver le bon appui. À l’arrivée de la première boucle, une concurrente résume son ressenti.

“Pour moi, c’était clairement la montée qui etait le plus difficile … je me suis un peu fait avoir. C’est la première course que je fais, donc c’est chaud.” Et sur les appuis ? “Non franchement, le parcours était hyper bien… un peu technique dans les montées, mais super cool.”

Le 24 km : une course… puis une deuxième

Sur la grande distance, la particularité de l’épreuve ajoute un paramètre : une première boucle de 12Kms, puis une pause avant de repartir pour une seconde boucle, dans le sens inverse cette fois.

“Les coureurs s’arrêtent après une boucle pour recommencer à 10h45… il y a le piège de se refroidir”, souligne Éléonore André. À la bascule, un participant du 24 km détaille sa méthode : “Je vais encore attendre un petit quart d’heure pour partir à l’échauffement… on se remet en route, on se décrasse un peu… et on essaie d’être prêt pour la deuxième.”

Au final, à entendre plusieurs coureurs, ces conditions avaient presque un goût de “vrai” trail : du froid, du relief, un terrain qui oblige à la lucidité. Un terrain de jeu exigeant… comme ils les aiment.