Porté par des élèves de rhéto, le Rhétos Trail a pris de l’ampleur pour sa deuxième édition. Avec une structure plus solide, un marathon et un balisage renforcé, l’événement confirme ses ambitions sportives. Sur le terrain, les participants saluent l’organisation, tout en soulignant un parcours exigeant et surtout, très beau
Des élèves de rhéto à l’organisation, des centaines de participants sur les sentiers et une envie claire de passer à la vitesse supérieure : le Rhétos Trail a changé de dimension. Pour cette deuxième édition, l’événement ne s’est pas contenté de reconduire la formule. Il a aussi cherché à se structurer davantage, avec un objectif simple : proposer une épreuve plus solide, plus crédible, et capable de grandir.
L’une des grandes nouveautés, c’était l’ouverture d’un 42 kilomètres, une distance symbolique dans l’univers du trail. Un cap sportif, mais aussi organisationnel. Derrière les départs, il a fallu élargir l’équipe, mieux répartir les rôles et s’appuyer sur des soutiens extérieurs pour faire monter l’événement en gamme.
« On a pris beaucoup de contacts avec Betrail, qui ont pu nous aider à développer notre événement. On a 160 jeunes de rhéto qui étaient disposés à nous aider. Ils ne sont pas tous là, mais on avait vraiment fait un sous-groupe par rapport au trail et aux sportifs », explique brièvement Marie Résibois, membre de l’organisation.
Avant le départ, l’ambiance donnait déjà le ton. Certains revenaient après une première expérience réussie, séduits par la beauté du cadre. D’autres découvraient l’épreuve, attirés à la fois par l’aspect sportif et par l’idée de soutenir un projet porté par des élèves. Le rendez-vous parvient justement à réunir ces profils différents.
Sur le terrain, les premiers retours vont globalement dans le même sens. Le parcours est jugé beau, bien balisé, mais aussi exigeant. La chaleur a pesé sur les organismes et plusieurs coureurs ont insisté sur la difficulté de gérer l’effort au fil des kilomètres.
« Franchement, très beau parcours, très bien balisé. Mais le problème, c’est qu’on avait dit que c’était un trail et la plupart, c’est sur route. Donc mauvaises chaussures, très dur, problème mollets. Mais franchement, la région est magnifique », résume un participant à l’arrivée.
Mais derrière cette réussite visible, il y a aussi toute une mécanique moins spectaculaire. Le balisage, la logistique, la communication ont demandé plusieurs jours de travail. Là aussi, les organisateurs ont voulu franchir un cap.
« Ça demande pas mal de main-d’œuvre. On a évidemment mis un nouveau balisage en place. Ça nous prend quelques jours, il ne faut pas croire que ça sort de nulle part. Et pour se professionnaliser, c’est vraiment au niveau communication qu’on a dû fonctionner un maximum, mais on a encore plein de choses à apprendre », reconnaît Marie Résibois.
Une chose est sûre : cette deuxième édition confirme la montée en puissance du Rhétos Trail. Plus ambitieux sportivement, plus structuré en coulisses, l’événement poursuit aussi un autre objectif très concret : les bénéfices permettront aux élèves de financer leur voyage de rhéto, avec Barcelone en ligne de mire.