Ce week-end, un char Sherman était de retour à Marcouray, village marqué par la résistance américaine lors de la Bataille des Ardennes. Un fait d'armes certes moins connu que celui de Bastogne, mais qu'un jeune réalisateur compte mettre en lumière à travers un documentaire tourné sur place. 

Bastogne encerclée, mais également Marcouray encerclé. À quelques jours de Noël 1944, la task force Hogan, qui compte près de 500 hommes, est prise au piège par la 116e Panzerdivision allemande. Celle-ci ayant pour objectif d'atteindre la Meuse via le pont de Hotton, le jeune colonel américain Samuel Hogan doit combattre en attendant qu'une voie se libère.

"Quand on fait deux ou trois petites recherches, il y a certaines images des 400 de Hogan quand ils ont été filmés à Soy après leur retraite", explique François Janssen, réalisateur du documentaire.

"Ces images-là ont été utilisées par l'armée américaine elle-même pour illustrer les parachutistes de la 101e Airborne à Bastogne, chose qui a peut-être joué en leur défaveur. Mais voilà, on est là justement pour ça, pour essayer de mettre en lumière cette histoire oubliée".

Près d'une cinquantaine de figurants

Un hommage que François Janssen, un Cinacien de 35 ans, compte rendre à travers " They were 400 ". Ce documentaire est tourné avec près d'une cinquantaine de figurants habitués aux reconstitutions historiques, mais cette fois avec un char américain.

"On essaye d'avoir des tenues très fidèles à ce qui a pu être vu à l'époque", confie Ante Jurcevic, à bord du char. "D'avoir des attitudes, une bonne forme, une bonne gueule pour le tournage. Essayer de représenter le mieux possible ces pauvres gars à l'époque qui ont vécu cet enfer-là pendant l'offensive des Ardennes".

Des lectures et des témoignages

François Janssen s'est également appuyé sur des témoignages d'habitants du village pour construire son documentaire. Des civils qui ont dû cohabiter avec les Américains dont Lucie Soreil.

"Ils nous apportaient à manger, les Américains. Jamais je ne les oublierai, moi, les Américains parce qu'ils étaient vraiment innocents dans tout ça et il fallait bien marcher. À cause de qui ? À cause des Allemands. Je dirais bien autrement, mais c'est dangereux".

" They were 400 " devrait être présenté fin de cette année dans l'église devenue salle de village.