Depuis 2002, l'asbl Mariam Faso a permis l'ouverture d'une école primaire dans le nord du Burkina Faso.
En septembre, elle ouvrira une école secondaire, qui portera le nom de "Marc Gauthier", ancien bourgmestre de Tenneville très impliqué dans l'association. Mais le chantier est de taille et nécessite des moyens complémentaires.
Voilà plus de 25 ans que des Luxembourgeois entretiennent une relation de solidarité avec le nord du Burkina Faso et le village de Lengo.
Leur détermination a permis de lever des fonds et de construire une école primaire pour ce village quelque peu retiré. Aujourd'hui, l'association Mariam Faso veut aller plus loin et ouvrira dès la rentrée de septembre une école secondaire, dont le nom évoquera la mémoire de l'ancien bourgmestr de Tenneville Marc Gauthier, décédé l'an dernier.
Lancée à l'initiative de Bernard Joachim en hommage à sa fille Marie, l'asbl Mariam Faso, traduisez "au pays de Marie", a permis de scolariser des centaines d'enfants.
Membre de l'ASBL, Hubert Nishimwe, burundais installé à Bouillon, revient d'un suivi de chantier à Lengo. "On a déjà construit deux classes sous les quatre classes attendues, avec un bureau de la direction. Aujourd'hui, le projet est prêt. De son côté le ministère de l'Éducation nationale assure l'engagement des enseignants et la répartition des élèves des villages voisins. En septembre la première classe ouvrira".
"L'école secondaire la plus proche se trouve à plus de cinq kilomètres. Là-bas, il n'y a ni transports publics ni voitures. Sans notre projet, il y a beaucoup d'abandon. En revanche, sur les trois dernières années, nous sommes à 100% de réussite. L"école est considérée par les autorités régionales comme une référence."
Hubert Nishimwe, membre de l'association Mariam Fasso
La future école secondaire portera le nom de Marc Gauthier, décédé il y a un an, bourgmestre de Tenneville pendant 32 ans et très impliqué dans l'association.
"Marc était administrateur dans l'ASBL Mariam Fasso et effectivement, trèsimpliqué depuis une quinzaine d'années. Il y a eu un premier projet au Maroc qui concernait l'alimentation en eau d'un village. Et je sais que Marc y tenait beaucoup. Et puis, il est allé plusieurs fois à Lengo, travailler au chantier"
Nicolas Charlier, bourgmestre de Tenneville
Pour autant est-ce le rôle d'une commune de financer ce type de partenariat ?
"Je le pense vraiment. D'abord, l'investissement communal, est de 2 500 euros sur 4 ans. Sur un budget ordinaire de 7 millions d'euros, je n'ai pas l'impression que la dépense soit démesurée. Mais surtout, je crois qu'on aide à la fois des gens qui en ont besoin.
Chaque fois qu'il revenait de ses voyages, Marc me disait qu'on ne se rend pas compte des conditions dans lesquelles certains enfants, notamment, vivent."
Nicolas Charlier, bourgmestre de Tenneville
Un soutien d'autant plus important dans l'éducation que le Burkina Faso est, lui aussi, visé par des mouvements djihadistes. "Je pense que la meilleure réponse au djihadisme, c'est d'investir dans l'éducation, clairement. Et donc, c'est pour ça que le projet de Mariam Faso est un beau projet. Et je tiens à dire que c'est un projet scolaire, mais qui implique tout un village. Puisque autour de l'école Marie Joachim, il y a du maraîchage. Il y a eu des investissements pour l'eau aussi".
Concert de bienfaisance et appel aux dons
Le projet, dans sa totalité, est évalué à 120.000 euros. "A ce jour, on a déjà récolté 38.000 euros. C'est pour ça qu'on essaie d'organiser des activités, trois activités par an, pour essayer de récolter au moins 10.000 euros", précise Hubert Nishimwe.
Le prochain concert se tiendra à Tenneville le samedi 16 mai, avec le groupe local Môtch.
En septembre, c'es Cré Tonnerre qui hissera les couleurs de l'asbl.