Et si Rouvroy n’existait plus ? Dans l’édito de ce mardi 2 septembre, Le Soir imagine la commune gaumaise entièrement vidée de ses habitants. Une fiction frappante qui permet de donner un visage à des morts qui restent souvent cantonnés aux statistiques.
Près de 2000 décès supplémentaires ont été enregistrés en Belgique lors de la vague de chaleur du mois de juin, soit l’équivalent de la population de Rouvroy. La Belgique affichait alors le taux de surmortalité le plus élevé d’Europe selon la base de données de l’EuroMOMO, le réseau européen d’harmonisation des données de la mortalité dans plus de 20 pays européens.
En imaginant Rouvroy vidé de ses habitants, l’édito permet de prendre conscience de ce que représente réellement ce chiffre qui autrement reste abstrait. On peut également y lire un parallèle avec les inondations de juillet 2021, où on avait pu mettre une figure sur les victimes et dont les histoires avaient marqué la mémoire collective.
Pour le quotidien, les morts de cet été ne doivent pas, eux non plus, rester de ces simples chiffres pourtant cinquante fois plus nombreux.
Nora Staelens