Le centre d'accueil pour candidats demandeurs d'asile d'Arlon va fermer au plus tard fin 2027, pour laisser l'armée récupérer ses locaux qu'elle avait mis à disposition il y a dix ans. Du côté de la Croix Rouge, on cherche une solution de rechange.

L'annonce a été brutale. Suite au redéploiement de l'armée décidée par le Fédéral, la Croix Rouge va devoir quitter les quartiers qu'elle occupe au camp Bastin à Stockem (Arlon) au plus tard fin 2027. Un centre qui accueille encore aujourd'hui 688 candidats demandeurs d'asile et dont le personnel s'inquiète pour son avenir.

"Nous avons 77 personnes à temps plein, ici, dans le centre. Tous corps de métiers mélangés : assistants sociaux, éducateurs spécialisés, infirmiers, ouvriers d'entretien des bâtiments, comptables, etc. Ils bossent ici nuit et jour, 24heures sur 24.", Lydia Umurerwa, directrice du centre d'accueil de la Croix Rouge à Arlon

Et tous ne sont pas prêts à aller travailler à l'autre bout de la province. La tache s'annonce donc rude.

"On a plus de 1.500 personnes en liste d'attente donc, perdre des places, même si c'est à un horizon d'un, deux ou trois ans, selon les sites (ndlr : les centres de Tournai et Belgrade sont aussi concernés) ça va poser le défi de soit réduire le nombre de personnes qui vont demander ces places, soit trouver des places alternatives.", Jean-Marc Jacobs, responsable communication du département accueil des demandeurs et demandeuses d'asile de la Croix Rouge

Pour la Croix Rouge, la difficulté va être de dénicher un endroit pour y accueillir 700 personnes plus les travailleurs qui y sont liés, idéalement situé dans une région où la pression immobilière est maximale, afin de ne pas perdre le savoir-faire des employés.