La grève des agents pénitentiaires est largement suivie ce lundi dans les trois prisons de la province de Luxembourg, à Arlon, Marche-en-Famenne et Saint-Hubert. Dans chacun des établissements, un renfort policier a dû être sollicité afin d’assurer le fonctionnement minimal des prisons.
Comme ailleurs dans le pays, les agents pénitentiaires des prisons d’Arlon, de Marche-en-Famenne et de Saint-Hubert entendent dénoncer une surpopulation carcérale jugée de plus en plus préoccupante.
Les syndicats et le personnel pointent également le manque d’effectifs, la pression quotidienne exercée sur les équipes et l’augmentation des tensions au sein des établissements.
Face à cette mobilisation, des renforts policiers ont été réclamés dans les trois prisons afin de garantir la sécurité et la continuité des services essentiels.
L’Administration pénitentiaire soutient le mouvement
Dans un communiqué, l’Administration pénitentiaire affirme soutenir son personnel et les directions des établissements. Elle dénonce une situation devenue « intenable », tant pour les agents que pour les détenus.
« Nous continuerons à interpeller les autorités aussi longtemps qu’aucune mesure structurelle et efficace ne sera prise ». SPF Justice, Direction générale des Etablissements Pénitentiaires.
Des incidents en forte hausse
L’Administration pénitentiaire met également en avant une dégradation préoccupante de la sécurité dans les établissements carcéraux. En l’espace d’un an, le nombre d’incidents critiques aurait doublé. Désormais, un incident grave survient chaque jour dans une prison belge.
Par ailleurs, les absences liées à des accidents du travail provoqués par des agressions ont augmenté de 30 % en deux ans. Pour les autorités pénitentiaires, ces chiffres illustrent l’urgence d’une réponse politique forte et durable.
Un mouvement qui pourrait se prolonger
Face à cette situation, l’Administration appelle les autorités à prendre rapidement des mesures concrètes pour réduire la surpopulation carcérale et améliorer les conditions de détention et de travail.
« Il est temps d’agir avec détermination, de manière structurelle et durable. Pas demain. Maintenant », conclut le communiqué.
Dans les prisons, le mouvement social pourrait également se poursuivre ce mardi 12 mai, en lien avec la mobilisation générale annoncée à travers le pays.