L'aérodrome militaire de Saint-Hubert accueillera d'ici 2035 une toute nouvelle caserne et 600 militaires issus de la Force terrestre. Septante ans après sa construction, le site est en passe de devenir une des bases majeures  en province de Luxembourg. 

"L’aérodrome militaire de Saint-Hubert accueillera 600 hommes !" Quand il apprend la nouvelle d’un général,  à 20h30 vendredi, le bourgmestre Didier Neuvens n’y croit pas : "Non, je n'y croyais pas. Je l'avoue j'ai cru à une blague".
Mais aussitôt le téléphone change de main. A l’autre bout du fil : le ministre de la Défense Théo Franken. 

"Là, j'ai reconnu sa voix, je me suis dit "ok c'est du sérieux". Il m'a expliqué le contexte du Plan Quartier Défense, et m'a confirmé la construction d'une nouvelle caserne. Il m'a dit : "Vous verrez, il y aura des retombées pour Saint-Hubert". Et puis c'est tout. A ce moment-là, je n'en sais pas plus."
Didier Neuvens, bourgmestre de Saint-Hubert

Dans la commune voisine, on reste aussi dans l’expectative. Contrairement à à son homologue borquin, Pierre Pirard lui, n’a eu aucun contact avec le ministre ou la Défense. Bien que la base se situe au trois-quart sur le territoire de Sainte-ode, dans le prolongement de la piste…

"J'aurais apprécié en avoir été informé, c'est vrai. Sur les 2600m de piste, 2200 se trouvent sur notre commune.
Le village de Lavacherie se trouve pile dans l'alignement de la piste. Je sais que les pilotes utilisent même le clocher de l'église de Lavacherie comme point de repère. Quand ils sont alignés sur le clocher, ils sont dans l'axe d'atterrissage"
Pierre Pirard, bourgmestre de Sainte-Ode

Avec sa piste de 2600m de long, l’aérodrome est en capacité de recevoir les avions de transports A400M, les remplaçants des fameux C130, mais aucun cas, au vu de son état, elle ne peut faire atterrir les tout nouveaux F35.  Ce n’est d’ailleurs pas le but recherché. A force d'insistance, le bourgmestre Didier Neuvens en a appris un peu plus ce lundi matin : "il s'agira d'un déploiement de la Force terrestre, et non aérienne. Les 600 hommes seront issus de trois compagnies : 350 de la Cie de transport nouveau bataillon ; 150 de la Cie Force de protection transport et 100 de la Cie de Réserve territoriale".  

 Construit en 1955, à la demande de l’OTAN, l’aérodrome militaire de Saint-Hubert -et Saint-Ode-  est encore régulièrement le théâtre d’exercices.
Septante ans plus tard, il est en passe de devenir une des bases majeures  en province de Luxembourg.