Conseil communal convoqué par l'opposition hier soir à Saint-Hubert. Le groupe CAP a souhaité que le recrutement du personnel revienne à l'ensemble des conseillers. La tripartite a proposé un amendement pour éviter que les services soient davantage paralysés, dans un contexte de vague de démissions et arrêts maladie. 

La majorité étant devenue minoritaire, le groupe CAP estime que le recrutement du personnel doit désormais revenir au conseil communal. En réponse, la tripartite propose un amendement de manière à éviter un délai d'attente trop important en cas de recrutement d'urgence.

“Cela aurait vraiment posé problème au quotidien, notamment à la crèche, dans les accueils extrascolaires, dans les écoles pour les enseignants qui sont sur fond propre ou lorsqu’il faut remplacer au pied levé une technicienne de surface. On ne peut pas suspendre les services dans l’attente d’un conseil communal pour statuer sur les remplacements”, explique Séverine Pierret, échevine à Saint-Hubert.  

Une partie de l'amendement proposé par la tripartite  a été votée à l'unanimité.  Concrètement, les bourgmestre et échevins gardent la main pour les contrats de remplacement d'une durée d'un mois maximum. Au-delà, les contrats à durée déterminée de trois mois ou contrats à durée indéterminée dépendront du conseil communal.

“Notre volonté est de reprendre la main”, se justifie Pierre Henneaux, conseiller de l'opposition. “Il n’y plus de majorité, il est donc normal que le conseil puisse reprendre ses prérogatives”. 

"Le personnel tombe comme des mouches" 

Cette question du recrutement est mêlée à une vague de démissions et de congés maladie au sein de l'administration borquine. Selon le syndicat CSC, le personnel tomberait “comme des mouches” : plusieurs chefs de services sont partis ou ne sont plus en poste pour le moment. Le dernier en date ? Le directeur général, en congé maladie pour un mois et remplacé par une employée du service finances.

“Je ne parlerais pas de mal-être. A la limite quel est le mal-être?” se questionne pour sa part le bourgmestre de Saint-Hubert, Didier Neuvens, “ Le collège se rend compte qu’il y a des soucis au niveau du personnel mais on a posé les constats et on a remplacé les postes qui étaient vacants. On engage d’ailleurs encore du personnel”. 

Pour la CSC, la situation est néanmoins catastrophique : elle réclame une analyse des risques psycho-sociaux. En attendant, un prochain conseil communal est déjà programmé le 10 novembre prochain, avec à l'ordre du jour l'épineux dossier des modifications budgétaires.