Dans le cadre de la Protection en Réorganisation Judiciaire (PRJ) de la société Weyrich, le vote des créanciers a rejeté (de peu) le plan de sauvetage proposé par l'avocat de l'entreprise. Parquet et juge-délégué sont d'avis que la faillite est inéluctable. Jugement le vendredi 13 novembre.
Nouvelle audience, ce vendredi matin, dans le suivi de la Procédure en Réorganisation Judiciaire (PRJ) de Weyrich SA, les créanciers sont partagés : un premier groupe représentant 1, 28 millions de créances se sont prononcés pour le plan de sauvetage alors d'autres qui totalisent 1,39 millions ont voté contre.
Mais l'avocat de la société, Me Christophe Hoogstoel, demande au tribunal de ne pas tenir compte de deux votes, pour "abus de droit".
Un plainte déposée au pénal pour menaces
Ces deux votes contestés sont celui d'un auteur et ancien administrateur de l'entreprise, créancier important pour chacun de ces titres ; et celui d'un ami d'Olivier Weyrich, qui lui a prêté des sommes considérables : plus de 300.000 euros au total.
Me Christophe Hoogstoel, l'avocat de Weyrich SA, fait valoir que ce dernier avait d'abord promis un vote positif avant de changer d'avis et de menacer Olivier Weyrich. Une plainte au pénal a été déposée, a précisé le conseil de l'entreprise.
Ces demandes, si elles pourraient changer l'issue du vote, ne modifieront certainement ni l'avis du ministère public, qui réclame le prononcé de la faillite, ni celui du juge-délégué, qui considère qu'il est impossible que l'entreprise puisse se redresser.
Le jugement sera rendu le 13 novembre prochain.