Le palais abbatial de Saint-Hubert bientôt reconverti en hôtel de luxe ? C'est une possibilité qui se précise vu qu'un bail emphytéotique de 99 ans a été signé dans ce sens entre le porteur de projet et la Régie des Bâtiments. Une reconversion attendue pour les lieux mais qui se fera sous plusieurs conditions.

C'est un des joyaux du patrimoine luxembourgeois. Construit en 1729, le palais abbatial de Saint-Hubert devrait prochainement connaitre une sacrée cure de jouvence. En répondant à l'appel à projet lancé en 2023 par la Régie des Bâtiments, la société française André Lacire Participations entreprend d'y créer un hôtel de luxe. 

"Nous allons convertir le palais abbatial en un hôtel haut de gamme de 105 chambres et suites, précise André Lacire, porteur de projet. On retrouvera également un bar, deux restaurants ainsi qu'un lieu culturel qui prendra place dans l'ancienne chapelle."

Au niveau de l'ancien pénitencier, 1 600 mètres carrés d'espace événementiel seront également aménagés pour la création d'un espace événementiel pour des mariages, séminaires ou autres types d'événements.

Une étape importante

En mai dernier, une étape importante a été franchie lors de la signature d'un bail emphytéotique de 99 ans entre la Régie des Bâtiments et le porteur de projet, sous certaines conditions.

"Il faudra, au terme des conditions suspensives en novembre 2027, que le porteur de projet obtienne le permis mais aussi le financement, note la ministre compétente Vanessa Matz (Les Engagés). C'est un geste important que la Régie des Bâtiments à réalisé lors de la signature du bail mais il y a encore des étapes à franchir. Nous serons aux côtés de cet investisseurs pour que tout puisse se réaliser dans les temps."

Un montant colossal

Le montant prévu pour ces investissements est colossal et se compte en dizaines de millions d'euros. Une somme pour laquelle le porteur de projet s'est mis en quête d'investisseurs.

"On a commencé à voir des investisseurs belges fortunés, flamands et wallons, qui connaissent l'endroit et qui apprécient les lieux, souligne André Lacire. C'est un travail qui est compliqué au vu du montant significatif que demande ce projet. Mais je pense que nous allons réussir ce défi."

Un pôle brasserie pour la production d'une bière d'abbaye et un pôle whisky font également partie du projet. Un projet qui vise à attirer une clientèle aisée dans la capitale de la chasse.