"Sur les pas de la mémoire" de Ethe (Virton), qui entretient le souvenir des sanglants combats d’août 1914 a été reconnue officiellement « passeur de mémoire » par le Parlement de Wallonie. Une distinction qui, en 2026, récompense une association et deux personnes physiques.

La Bataille des Frontières, c’est un épisode tragique qui en une journée, le 22 août 1914, traverse le territoire de notre province, de Baranzy (Musson) à Porcheresse (Daverdisse), en passant par la bataille de Rossignol (Tintigny) ou celle de Maissin (Paliseul). Plusieurs associations entretiennent la mémoire de ce qui est encore aujourd’hui le jour de la plus grande perte de soldats connue dans l’histoire de France. TV Lux avait consacré une série d’émissions lors du centenaire de ces batailles.

Depuis 20 ans, l’asbl « Sur les pas de la mémoire » fait connaître les dramatiques batailles de cette journée autour de Ethe et Virton. Mais aussi les exactions commises sur les civils par l’armée prusso-allemande.

Dans son discours donné à l’occasion de cette cérémonie, le président de l’asbl coorganisatrice « Les Territoires de Mémoire », fondée par d’anciens prisonniers politiques rescapés des camps nazis en réponse au retour en force de l’extrême droite en Belgique, Michaël Bisschops, a lancé depuis la tribune une piqûre de rappel :

« Être passeur de mémoire ne consiste pas seulement à empêcher que le passé ne disparaisse, cela consiste à empêcher le présent de se donner bonne conscience en condamnant hier ce qu’il recommence à tolérer aujourd’hui »

On se souviendra aussi de Jean Dauphin, ancien instituteur de Latour et infatigable passeur de mémoire, qui avait reçu, après la légion d’honneur, cette récompense du Parlement Wallon, en 2017, à titre posthume.