Quelques semaines après l’inauguration d'une nouvelle extension à l’Institut Notre-Dame, c'est au tour de l'ICET, l’établissement communal technique de Bastogne de dévoiler ses nouvelles installations.
Fini l'éparpillement, les classes et ateliers sont regroupés sur le même site. L'entrée principale se fera par le Ravel.
Deux bâtiments flambants neufs de part et d’autre de l’ancien : pour son 75ème anniversaire, l’ICET, l’institut communal technique de Bastogne, s’offre un nouveau visage. Un projet à 11 millions d’euros : cinq apportés par la ville, et six autres décrochés auprès du fonds de relance européen, sur base d’un dossier que la commune avait anticipé.
"Voilà dix à douze ans que nous y travaillons. Nous avons commencé par acquérir des terrains, et nous remercions encore les propriétaires de les avoir cédés. Nous avons ensuite désigné un auteur de projets, alors même que nous ne savions toujours pas dans quelles mesures des opportunités allaient se dégager. Il a pris le temps de rencontrer les direction et professeurs, d'adapter ses plans. Quand l'appel à candidatures a été lancé, nous étions prêts et nous avons remis un projet extrêmement bien ficelé"
Philippe Collignon, échevin de l'enseignement à Bastogne
Jusqu’ici éclatée sur trois implantations en ville, l’ICET a regroupé sur un seul site, rue des Remparts, l’ensemble de ses classes et ateliers, plus lumineux, plus spacieux, moins énergivores et dotés de nouveaux équipements... faits maison. "Regardez ces établis, lance la directrice Floriane Martin en ouvrant les portes de l'atelier menuiserie, ils ont été fabriqués par nos élèves"
Juste à côté, une machine attire notre attention. "C'est une nouvelle calibreuse. Elle vient d'arriver. Nous devons encore aussi recevoir d'ici la rentrée une machine à commandes numériques. Ce sont des outils de pointe, pour permettre à nos élèves d'être prêts pour travailler dans des entreprises de la région", explique Jean-Michel Bock, chef d'atelier à l'ICET Bastogne
En salle d’étude, les espaces ont été réfléchis pour faciliter à la fois les échanges et la surveillance entre élèves et éducateurs. Au réfectoire, vient d'arriver du nouveau mobilier : 600 chaises, testées et approuvées
"Voilà quatre ans que nous avons acquis les premières de ce type, et aucune n'a cassé, contrairement à des chaises en bois et métal plus fragiles. Comme autres avantages, elles font moins de bruit et elles ne permettent pas aux élèves de se balancer", glisse la directrice.
Pas besoin de grande projection pour imaginer l’intérêt que va susciter ce nouvel environnement de travail. Un appel d’air qui s’ajoute à celui ressenti depuis l'ouverture, en septembre dernier, de classes à pédagogie active qui avaient dû fermer à Attert.
"Ça nous permet maintenant d'offrir des classes d'enseignement général, avec des orientations scientifiques ou d'histoire de l'art. Donc un élève qui va commencer chez nous, pourra en quatrième poser un choix : continuer en général ou s'orienter en technique. Savoir que son enfant pourra rester les six années dans un même établissement, pour les parents c'est rassurant"
Floriane Martin, directrice de l'ICET Bastogne
A l’instar, récemment de l’institut notre dame, l’ICET a elle-aussi profité des travaux pour se connecter au Ravel, où se fera l’entrée principale. De quoi améliorer la sécurité et la mobilité
"Ça va désengorger le centre-ville le matin et le soir. Ça va diminuer le stress des parents, des élèves et améliorer la santé des plus jeunes qui pouvaient se retrouver à hauteur des pots d'échappement.
A l'avenir les élèves de plusieurs établissements viendront par le Ravel"
Benoît Lutgen, bourgmestre de Bastogne
Et toujours en matière de mobilité, la ville prévoit encore de raser les anciens ateliers de l’ICET, sur l'ancien marché couvert, pour y créer des déposes minutes et y transférer la gare des bus.