Le Ministre wallon de l’Agriculture, Willy Borsus, a lancé la demande de reconnaissance pour les appellations « Saucisson gaumais », « Collier gaumais », « Baudruche gaumaise » et « Pipe gaumaise » en qualité d’indication géographique protégée (IGP).
Initiée en février 2008, la procédure était tombée en léthargie depuis quelques années. L’ASBL « Association pour l’usage et la défense de l’appellation Saucisson gaumais » a récemment réactivé cette demande de reconnaissance. Il s’agit ici de la première étape et le chemin pourrait encore être long :
Il y a maintenant un délai de recours possible de 60 jours au Conseil d’Etat, ensuite, le dossier sera transmis à la Commission européenne qui disposera de 6 mois pour l’examiner ; une fois publiée au niveau européen, débutera alors une période de 3 mois de consultation européenne à l’issue de laquelle, et si aucun recours n’a été déposé, la demande sera enfin validée.
On se souviendra que pour l’appellation « saucisson d’Ardenne », la bataille avait été rude, suite à des recours déposés par des entreprises agro-alimentaires qui produisaient des saucissons d’Ardenne bien loin de l’Ardenne. Un combat qui avait duré 14 ans avant de connaître une issue favorable en 2017.
Reste que la Gaume est incluse dans l’actuelle IGP « Saucisson d’Ardenne ». Les producteurs de salaisons gaumaises précisent toutefois que quelques différences sont à remarquer : le « Saucisson gaumais » est un saucisson pur porc alors que son équivalent ardennais peut contenir jusqu’à 30% de viande de bœuf, le hachage de la viande est plus gros pour le saucisson gaumais qui en outre est fumé avec exclusivement des bois de feuillus (hêtres et chênes).
David Pierson