À Bastogne, le collectif "Au Champ Etre" organise chaque vendredi une cuisine de quartier. L'idée est de rassembler des gens à la situation sociale ou économique parfois difficile autour d'un repas qu'ils préparent ensemble.
Chaque vendredi matin, c'est l'effervescence dans cette cuisine de Bastogne. Ils sont une douzaine à s'affairer autour du menu du jour. Aujourd'hui, c'est une chou farci qui est préparation.
"On a fait deux sortes de farces, l'une au boeuf, l'autre porc et boeuf, lance Sam Ahodikpe, participant. On fait blanchir le chou et nous allons bientôt assembler tout cela."
De son côté, Katarine se concentre sur le dessert. "J'aime beaucoup la convivialité de ce moment, explique-t-elle. Cela stimule le vivre ensemble et les échanges, qu'ils soient culturels ou culinaires."
Partage et convivialité
Si ces personnes se rassemblent chaque vendredi pour cuisiner, c'est dans le cadre des activités organisées par le tiers lieu "Au Champ Etre". Cette cuisine de quartier a été lancée l'année dernière dans le but d'offrir un moment de partage et de convivialité.
"Ce sont des personnes qui étaient plutôt en galère sur le plan social ou économique, explique Evelyne Mélotte, du tier lieu "Au Champ Etre". Elles étaient donc en demande de projets pour se retrouver dans une ambiance conviviale autour de la cuisine. Une partie des légumes utilisés sont issus de notre jardin partagé."
"Une bouffée d'air"
Parmi les instigateurs du projet, on retrouve Lydie pour qui ce rendez-vous hebdomadaire est devenu incontournable.
"Au départ, j'étais très seule socialement, indique-t-elle. J'ai participé à un premier atelier ici mais nous ne mangions pas ensemble. Du coup, nous avons décidé de nous retrouver pour cuisiner et déguster ensuite ensemble nos préparations. Socialement, c'est une bouffée d'air pour moi. Cela m'apporte énormément."
Chaque participant cotise 5 euros par repas. Un budget auquel s'est ajouté une aide de l'association action vivre ensemble qui va permettre à l'équipe de se fournir chez des producteurs de la région. De quoi donner encore un peu plus de sens à ce projet rassembleur.