Près de trente ans après l’arrêt de son ancien festival international de bande dessinée, Durbuy renoue avec le 9e art. Le BD Strip Festival a rassemblé ce week-end une vingtaine d’auteurs, des lecteurs passionnés, des collectionneurs et des voitures anciennes inspirées de l’univers de Blake et Mortimer

La bande dessinée a repris ses quartiers à Durbuy. Ce week-end, la plus petite ville du monde accueillait son BD Strip Festival, une édition placée sous le signe des 80 ans de Blake et Mortimer. Un retour qui n’a rien d’anodin : dans les années 80 et 90, Durbuy avait déjà son festival international de bande dessinée. Près de trente ans après son arrêt, les organisateurs parlent aujourd’hui d’une renaissance.

Sous le chapiteau, les visiteurs n’avaient pas tous le même objectif. Certains venaient d’abord pour découvrir un style, un univers ou un auteur méconnu. D’autres savaient déjà très bien pourquoi ils étaient là : rencontrer un dessinateur, obtenir une dédicace, repartir avec un souvenir précis.

Le festival réunissait une vingtaine d’auteurs et de dessinateurs. La partie néerlandophone était aussi bien représentée, notamment avec des séries populaires comme Bob et Bobette, parfois revisitées dans des versions plus adultes. Une manière de rappeler que la BD belge se lit et se dessine des deux côtés de la frontière linguistique.

Côté luxembourgeois, le public pouvait aussi retrouver Raives, de son vrai nom Guy Servais. Installé du côté d’Érezée, l’auteur voit dans ce retour de la bande dessinée à Durbuy un rendez-vous important pour la province. Lui-même se souvient avoir été lauréat de l’ancien festival, à la fin des années 80 ou au début des années 90. Voir l’événement réapparaître aujourd’hui a donc une saveur particulière.

Pour marquer cette édition de renaissance, les organisateurs ont choisi un fil rouge fort : Blake et Mortimer. À l’extérieur du chapiteau, l’univers de la série sortait aussi des albums. Plusieurs voitures anciennes étaient exposées avec les planches qui les ont inspirées. L’idée : faire dialoguer les dessins d’Edgar P. Jacobs avec des véhicules bien réels, visibles par le public.

À Durbuy, les organisateurs veulent maintenant transformer ce retour de la bande dessinée en rendez-vous pérenne.