Le Bastogne Summer Festival s’est terminé ce dimanche avec une affiche plusieurs fois modifiée. Après l’annulation de Patrick Bruel, puis celle de Yannick Noah, c’est finalement Typh Barrow qui est montée sur scène avant Matt Pokora. Une dernière journée recomposée dans l’urgence, mais suivie par un public bien présent à Bastogne

Invitée de dernière minute, Typh Barrow a relevé le défi. L’artiste belge était déjà en tournée, ce qui a facilité l’arrivée de son spectacle à Bastogne. Le vrai casse-tête s’est surtout joué en coulisses.

“L’avantage qu’on a, c’est qu’on est en pleine tournée, donc forcément le show était prêt”, explique Typh Barrow. “Maintenant, la difficulté, ça a été de faire en sorte que tout le monde puisse se libérer pour la date. Ce qui a été un joyeux "petit bordel", mais on y est arrivé”, poursuit-elle en riant

Sur scène, la chanteuse a rapidement installé son univers. Et dans le public, les changements n’ont pas tous été vécus comme une mauvaise nouvelle. Certains festivaliers y ont même trouvé leur compte.

“À la base, j’étais venu voir Patrick Bruel, mais uniquement pour faire plaisir à mon épouse. Au final, ça a complètement changé, ce qui m’arrange un petit peu, parce que j’adore Typh Barrow”, explique un spectateur

Parfois des regrets, mais avec l’envie de profiter de la soirée

L’affiche de départ avait tout de même attiré d’autres spectateurs. Pour certains, l’absence de Patrick Bruel ou de Yannick Noah laisse un regret.

“C’était une déception de ne pas voir Patrick Bruel. Après, j’étais très contente d’avoir vu Typh Barrow ici. C’était une belle surprise”, dit une festivalière

Matt Pokora était l’autre grand rendez-vous de la soirée. Lui non plus n’était pas prévu dans l’affiche de départ. Mais pour certains festivaliers, le programme a beau avoir changé plusieurs fois, l’envie de passer un bon moment à Bastogne a pris le dessus.

Bilan positif pour l’organisation

Côté organisation, cette édition a demandé une forte capacité d’adaptation. Annulations, remplacements, public à rassurer, canicule : le festival a dû s’ajuster jusqu’au bout.

“En 30 ans de carrière, je n’ai jamais rencontré autant d’écueils et de soucis”, confie l’organisateur. “Mais finalement, on s’en est bien sorti. Chaque fois qu’on a eu un problème, on a pu rebondir, trouver des solutions. Aujourd’hui, on est heureux parce que le public a adhéré”

Avec plus de 3 000 personnes présentes samedi et environ 6 000 spectateurs ce dimanche, les organisateurs tiraient donc un bilan plutôt positif de cette édition, malgré une dernière semaine mouvementée.