Le GTT Aye disputera la Superdivision la saison prochaine, le plus haut niveau belge de tennis de table. Troisièmes de Division 1 nationale, les Marchois profitent de la situation de Diest et Sokah, déjà représentés dans l’élite, mais cette montée reste avant tout le fruit d’une saison remarquable.

Le dernier match de championnat n’aura finalement rien changé. Battu 7-9 ce samedi face au Logis, le GTT Aye termine tout de même sa saison à la troisième place de Division 1 nationale. Une défaite anecdotique pour un club qui avait déjà l’essentiel en tête : la saison prochaine, les pongistes marchois découvriront la Superdivision, le plus haut niveau belge.

Sur la photo de famille, trois visages racontent cette saison historique : Julien Martin, Louis Dion et Romain Hoet. Un quatrième manque à l’appel ce samedi soir, Victor Lobet, pur produit du club, lui aussi acteur important de cette montée. Ensemble, ils ont permis au GTT Aye de franchir un cap jamais atteint dans son histoire.

« C’est une consécration pour le club, parce que la Superdivision, c’est l’échelon majeur du tennis de table en Belgique », explique Julien Martin. Le Namurois, présent à Aye depuis huit ans, mesure aussi ce que cette montée représente pour un joueur. « Jouer au moins une fois en Superdivision, c’est quand même quelque chose d’important. »

Cette accession s’explique aussi par un scénario particulier

Diest et le Sokah, respectivement premier et deuxième du championnat, ne peuvent pas monter puisqu’ils possèdent déjà une équipe en Superdivision. Il restait donc à Aye à assurer la troisième place. Les Marchois l’ont fait, sans trop trembler, au terme d’une saison construite sur la régularité. Pour Louis Dion, originaire de Rulles et fidèle au club depuis presque neuf saisons, le déclic est arrivé assez tôt.

« Dès le début de saison, on a joué de grosses équipes. On a vite remarqué qu’on était dans le coup. Rapidement, on a gagné des matchs et on s’est dit que c’était jouable. »

Au fil des semaines, Aye a surtout confirmé sa force collective. Pas une individualité au-dessus du lot, mais un groupe homogène, soudé, capable de tenir la distance.

« Physiquement, ça va, mais nerveusement, le tennis de table prend vraiment aux tripes. Tenir un niveau régulier toute la saison, c’est très difficile. On a eu un niveau homogène entre nous, et c’est ce qui a fait notre force », poursuit Louis Dion.

Julien Martin abonde dans le même sens. L’équipe a tourné autour d’un noyau de 5 joueurs, tous classés B0.

« On a tous les cinq bien joué. Je pense que c’est vraiment la cohésion d’équipe qui fait la différence. On s’entend vraiment bien, on est une bande d’amis à côté, et ça joue sur la motivation quand on vient jouer le samedi. »

Dans ce noyau, Julien Martin, Louis Dion et Victor Lobet représentent aujourd’hui les piliers du projet. Romain Hoet, lui, n’aura passé qu’une saison en Famenne. Arrivé l’été dernier du Brabant, il repartira cet été, mais avec une expérience marquante.

« Ma saison, c’est beaucoup d’apprentissage, avec aussi beaucoup de difficultés. Je ne m’attendais pas à un niveau pareil. Mais j’ai beaucoup appris et c’était un plaisir de jouer avec mes coéquipiers. »

La suite s’écrira donc sans Romain Hoet, mais avec une ossature qui devrait rester solide. Julien Martin, Louis Dion et Victor Lobet devraient encore porter Aye la saison prochaine. Cette fois, ce sera en Superdivision. Avec Virton déjà présent dans l’élite, la province de Luxembourg comptera donc deux clubs au sommet national. Et un derby luxembourgeois que les pongistes attendent déjà avec impatience