Qui dit Coupe du Monde dit écrans géants pour suivre les Diables. Des organisations couteuses, qui misent comme souvent sur un beau parcours de notre équipe nationale pour atteindre la rentabilité.

À Libramont, l’heure est aux derniers préparatif quatre jours avant le premier match des Diables Rouges à la coupe du monde. Les bars et les pompes sont en place. L’écran géant de 24m2 installé dans la halle aux foires est déjà opérationnel. Pour le gestionnaire de la salle, Cédric Martin, l'événement est incontournable : "on le fait depuis longtemps, et pour les gens de la région, c'est un rendez-vous devenu presque mythique".

Des écrans comme celui-là, on en retrouvera aux quatre coins de la province pour suivre les rencontres de nos Diables. D’Arlon à Marche en passant par Neufchâteau Bertrix ou encore Bastogne pour ne citer qu’eux. Le choix sera au rendez-vous.

L’entrée à ces différentes sites étant gratuite, ces organisations représentent un coût financier souvent important. Ainsi, à titre d'exemple, le dispositif libramontois représente un coût de 10.000 euros pour chaque rencontre. À Vielsalm, on estime à cinq le nombre de rencontres nécessaires pour atteindre le seuil de rentabilité. "Et encore, l'écran m'appartient donc je ne compte pas les frais de locations pour lui, mais il faut tout de même payer les droits à la RTBF, les bars, chapiteaux, etc.", explique Lionel Mourant, qui installera le dispositif à la fin du week-end à venir.

Cinq matches, cela signifie que les Diables doivent atteindre au moins les huitièmes de finales. Chacun s’accorde pour dire que c’est un objectif minimum sur le plan sportif.

Mais avant d’y arriver, il faudra disputer les trois premiers matchs, dont un à 5heures du matin, le samedi 27 juin, face à la Nouvelle Zélande. La plupart des organisateurs ont prévu de diffuser la rencontre, en marquant le coup. Ainsi à Libramont on propose aux supporters le petit déjeuner gratuit et un concours du meilleur pyjama...