Dans un communiqué du Réseau des Zones de secours wallonnes (ReZonWal), les pompiers dressent un bilan des très nombreuses interventions survenues pour feux d’espaces naturels durant cet été dont le « méga-feu » qui a ravagé les Fagnes. Ils reviennent aussi sur les enseignements des graves inondations de 2021.

« Il faut des moyens matériels mais ils ne feront pas tout »

Nos pompiers proposent d’abord une définition de crise :

« Une crise survient lorsque les moyens disponibles sont temporairement insuffisants pour maîtriser une situation. Il ne suffit alors pas de disposer partout et simultanément de davantage de moyens. Il faut surtout pouvoir acheminer rapidement les bons moyens au bon endroit, organiser les renforts et maintenir l’engagement dans la durée. »

Il faut donc, selon ce communiqué, poursuivre la modernisation et les investissements, sans que chacune des 35 zones soit en mesure de faire face seule à tous les risques. Il faut des capacités locales (dont les dotations fédérales viennent d’être indexées), mais aussi, pour les incidents exceptionnels, des capacités régionales et fédérales.

Il est donc, pour les pompiers, utile de repréciser le rôle de la Protection Civile par rapport aux zones de secours, et ce, sans tabou. Il faut aussi prévoir des compensations pour les zones qui envoient des moyens hors de leurs territoires. Cela assurera la pérennité des mécanismes de collaboration. Enfin, il faut tester des moyens aériens adaptés à nos réalités de terrain.

Ce qui manque surtout à nos zones, disent les hommes du feu, c’est d’abord une structure faîtière forte qui pourrait rassembler les expertises de terrain, faciliter les coopérations universitaires et piloter l’innovation pour être armés contre les nouvelles formes d’interventions qui seront de plus en plus fréquentes.

Enfin, ils rappellent que la prévention reste la meilleure arme contre les catastrophes.