Le gouvernement fédéral a décidé de fermer 10.000 places d’accueil pour les demandeurs d’asile. Parmi elles, nonante devraient disparaître à Saint-Hubert. On fait le point avec Emmanuelle De Soete, directrice-adjointe de ce centre qui accueille principalement des MENA (Mineurs Étrangers Non Accompagnés)

Emmanuelle De Soete est sereine. Elle a pris note de la décision adoptée en conseil des ministres mais elle n’en sait pas plus pour le moment. Aucun calendrier n’a été annoncé afin de préciser où et quand la mesure sera appliquée concrètement sur le terrain. « On n’a pas plus de détails, nous confie Emmanuelle De Soete. On sait que Saint-Hubert fait partie des 10.000 places citées mais tout cela va s’échelonner. Nous ne fermerons pas les premiers. »

Ce centre Fedasil de Saint-Hubert héberge depuis le 4 avril dernier principalement des MENA, des mineurs non accompagnés. Vingt-six jeunes de quinze à dix-huit ans sont ainsi encadrés par une trentaine de personnes, tous services confondus. Alors que sa capacité s’élève à nonante places, l’infrastructure peine à faire le plein. « La crise est retombée, admet Emmanuelle De Soete. A Saint-Hubert, nous ne sommes pas complets et c’est la même chose dans d’autres centres, d’où la décision du gouvernement. Mais les contrats de travail ici seront renouvelés. Le bail de la location du bâtiment court jusqu’en fin d’année. Il n’y aura donc pas d’impact immédiat pour Saint-Hubert. »

@Sami_Boudou