On vous emmène à présent à Arras, dans le nord de la France où se déroulait ce samedi le championnat du monde de la frite. Une compétition à laquelle participait une friterie de la province, la friterie Dewit, d'Aubange.
Pour la troisième année, Arras était la capitale mondiale de la frite. Ce samedi, le championnat du monde a de nouveau rassemblé beaucoup de monde sur la grand place de la ville. Beaucoup de visiteurs et des participants venus du monde entier.
Six catégories étaient proposées : frite espoir, frite familiale, frite du monde, frite créative, sauce frite et frite authentique. C'est dans cette dernière catégorie que l'on retrouvait une friterie de la province : la friterie Dewit. À sa tête depuis 35 ans, Guy Dewit qui avait repris le commerce lancé par ses parents. Avec sa compagne, il participait pour la première fois à ce concours.
"Je suis un peu stressé, mais cela fait 35 ans que je fais des frites, c'est donc devenu une habitude. L'objectif est de gagner. On va faire de notre mieux."
Guy Dewit.
1h10 pour faire la frite parfaite
Sur le coup de 16h, les candidats de la frite authentique sont dans les starting blocks. À 16h15, ils montent sur la scène du concours, devant un public plus chaud que jamais.
Guy et Cathy sont les seuls belges en lice pour le titre suprême. Face à eux, cinq autres candidats : trois Français, un Néerlandais et, plus étonnant, un Japonnais, venu de Tokyo pour proposer ses frites cuites dans de la graisse de bœuf Wagyu.
Tous ont 1h10 pour réaliser la frite parfaite. Une frite qui sera ensuite jugée par un jury de spécialiste, présidé par le journaliste gastronomique Vincent Ferniot.
"Une frite authentique, c'est celle qui répond à tous les critères d'une frite qui ne serait pas masqué par autre chose. On juge l'aspect, la couleur, la texture, le croustillant à l'intérieur et le moelleux à l'extérieur."
Vincent Ferniot, président du jury.
Un goût de trop peu
Une heure après l'épreuve, le jury rend son verdict. Et malgré ses espoirs de podium, Guy ne figure finalement pas dans les trois premiers. C'est le néerlandais Siem Burggen qui remporte le titre de champion du monde.
Difficile de cacher une certaine déception dans le chef de Guy Dewit. "Je suis déçu car je pensais être dans le top trois. Mais il y avait du niveau, même si au coup d'œil je pensais vraiment que les miennes étaient belles. Ce fut tout de même une belle expérience et je pense que je reviendrai l'année prochaine."
Petit cocorico belge tout de même, les catégories "frite familiale" et "frite créative" ont été remportées par des Liégeois. De quoi rappeler que les frites, c'est plus que jamais une histoire belge.