En cette semaine du bio, coup de projecteur sur la cantine de l'Athénée Royal Nestor Outer de Virton. Une cuisine certifiée durable par la Cellule Manger Demain.

Cela fait un peu plus de deux ans que l'Athénée royale est certifiée cantine durable. Pour comprendre ce changement, il suffit de demander le menu : "C'est du hachis parmentier, avec un potage de betteraves et de butternuts, et en dessert, des fruits" explique la cheffe cuisinière, Laetitia Guetaz. Tous les aliments ne sont pas nécessairement bio, mais ils sont locaux.

"On a les pommes de terre pour la purée qui viennent de la ferme d'Hamawé. On a tous les légumes qui viennent de chez Yves Bonhomme. La viande, on la prend au Delhaize, juste à côté, qui se fournit justement chez des producteurs locaux".

Du local, du bio, des produits frais, la cantine de l'Arno a osé franchir le pas, sans que cela ne coûte plus cher à l'établissement et aux parents. Mais qu'en pensent les élèves ?

"Moi j'aime bien, après je ne sais pas ce que pensent les autres". "C'est très très bon, 10 sur 10". "Très sain et très bon. Les frites, c'est le meilleur. Mais dommage que ce n'est plus qu'une fois sur deux maintenant".

Et oui, car la cantine ne propose les fritures qu'une fois par semaine, en alternance avec du poisson par exemple, et en utilisant de l'huile de tournesol. Un jour par semaine est aussi consacré exclusivement aux plats végétariens. Ce qui n'est pas au goût de tous les élèves : "Des fois c'est un peu moins bon, comme le vendredi, parce que c'est végétarien et que ça n'a aucun goût".

Une réalité qu'affronte tous les jours Lætitia, qui ne désespère pas pour autant. Le palais également, ça s'éduque. "C'est très compliqué parce que les trois quarts des légumes, les élèves ne les connaissent pas. Les légumineuses, ils ne les connaissent pas. Il y a des goûts des fois un peu différents. Quand je vais faire une tagine de légumes, on va mettre des épices, du gingembre par exemple, c'est un goût assez bizarre pour eux. J'essaye de leur faire goûter, mais je ne désespère pas. Il y a un jour où ils aimeront bien !"

Le projet de cantine durable passe également par une responsabilisation vis-à-vis du gaspillage, de l'achat à la distribution en passant par la transformation des aliments, tout est évalué. Les portions sont par exemple plus petite mais on peut se resservir si on a encore faim. Et en fin de repas, le volume de déchets restant est noté sur un tableau, affiché dans la cantine.

"On gaspille quand même encore beaucoup de nourriture, parce qu'il y en a qui n'aiment pas trop. Mais on essaye" reconnait cette élève.

"55 grammes de déchets par élève" note Lætitia, pas encore satisfaite de ces résultats. Mais Lætitia et son équipe ne baissent pas les bras pour autant, bien au contraire : ils visent désormais la certification la plus élevée du label Cantine Durable.

D'autres cantines durables engagées en Luxembourg

Le Green Deal Cantines Durables, ce sont 402 cantines engagées, tous profils confondus. Parmi celles-ci, 244 sont des écoles maternelles / primaires et 21 des écoles secondaires. Voici les écoles certifiées 1 radis en Luxembourg

  • Athénée Royal Nestor Outer
  • Athénée Royal d’Izel
  • 5 écoles communales de Libin
  • 16 écoles communales de Arlon
  • 4 écoles communales d’Aubange
  • 10 écoles communales de Libramont

D'autres cuisines de collectivités sont également suivies par la cellule alimentation durable de la Province de Luxembourg.