Ce mercredi 24 septembre, la Bretelle alimentaire du Luxembourg vient de s'installer à Libramont dans les mêmes bureaux que le Réseau Paysan. Similaire aux ceintures alimentaires des villes de Charleroi, Liège ou Namur, le dispositif couvre toute la province de Luxembourg, ainsi que les communes namuroises de Bièvre, Gedinne et Vresse-sur-semois.
Les grandes villes ont leurs ceintures alimentaires, la Province de Luxembourg, elle, a sa Bretelle alimentaire. Un outil destiné à soutenir tous les acteurs qui oeuvrent pour alimentation durable et locale sur notre territoire.
"Nous regroupons les acteurs associatifs, coopératifs, avec le soutien aussi de pouvoirs publics, de la Province de Luxembourg. Notre objectif : arriver à un projet de transition alimentaire du territoire vers une alimentation plus saine, plus durable, plus résiliente, en mettant en lien tous les acteurs du circuit court et de l'alimentation durable, et aussi en menant des projets concrets de développement de filières et d'outils économiques"
Thomas Classens, animateur territorial de la Bretelle alimentaire.
Si le projet existe depuis une dizaine d'années, il a connu un coup d'accélérateur en 2026 avec l'appui des pouvoirs publics et principalement de la Province de Luxembourg qui a détaché une personne pour l'aider à se structurer. Installée depuis ce 23 septembre dans ses bureaux à Libramont (qu'il partage avec le Réseau Paysan, un de ses partenaires), la Bretelle alimentaire procède actuellement à de nouveaux engagements.
Les actions de la Bretelle alimentaire vont se développer sur deux axes : la gouvernance territoriale et le développement économique.
"Côté gouvernance du territoire, on va mettre en place un conseil de politique alimentaire à l'échelle de tout le territoire. Une assemblée pour définir les orientations, la stratégie à mettre en place. Par exemple, comment amener du local dans les collectivités, comment améliorer les formations qui existent pour des nouveaux professionnels en maraîchage, en boulangerie, etc.
Et puis il y a une partie développement économique, de structuration de filières. Pour voir comment augmenter la demande en produits locaux, en travaillant avec des collectivités, comment améliorer leur cahier des charges, comment travailler sur leur approvisionnement... et pour les producteurs et les coopératives, trouver quels sont les produits qu'ils pourraient développer afin d'augmenter et rendre possible un approvisionnement local" explique Thomas Classens.
Contact : www.labretellelux.be