La fermeture du centre de Clerheid durant l'enquête visant le fondateur de l'école pour faits de mœurs, c'est ce que réclame un collectif d'associations de protection de l'enfance. Elles ont mené un action à proximité du centre ce mardi.

En janvier, la cellule investigation de la RTBF révélait qu’une série de plaintes pour faits de mœurs touchant des enfants visait le directeur de l’école de classes vertes de Clerheid. Une petite vingtaine de manifestants issus de quatre associations étaient présents ce matin, à côté du centre qui accueille actuellement une centaine d’enfants. Arnaud Gallais, Président de Mouv’Enfants :

Il y a trois associations belges qui sont représentées. il y a Ensemble contre l'inceste, le collectif des parents protecteurs de Belgique et l'association Patouche. Plus le mouvement Mouv'Enfants, association française de lutte contre toutes les violences faites aux enfants.

L’instruction judiciaire est en cours. Le collectif de manifestants s’étonne que le centre soit toujours ouvert, même si la personne mise en cause a été suspendue de ses fonctions.

On demande ce que demande le Délégué général aux droits de l'enfant, à savoir la fermeture administrative provisoire du lieu le temps de l'enquête... On demande une suspension effective de la personne suspectée, qui habite toujours à côté du centre.

Du côté de l’école de Clerheid, on estime qu’il n’y a aucune raison de fermer le centre. Tout est mis en œuvre pour assurer la protection des enfants. Maryline Audrit, coordinatrice de l’école de Clerheid :

Depuis qu'il s'est retiré, à chaque fois que nous avons reçu des groupes, il s'est retiré complètement hors du village, là où on est sûr que personne ne l’apercevra. 

Les associations ont mis une pétition en ligne, qui a recueilli plus de 6000 signatures en deux jours. D’après ses organisateurs, l’action ne vise pas à condamner avant la justice, le mis en cause continuant à contester les faits qui lui sont reprochés. Il s’agit juste de faire appliquer un principe de précaution.