Une quarantaine de combattants, plusieurs clubs de la province et un même objectif : gagner. À Martelange, le kickboxing a rassemblé jeunes talents et boxeurs plus expérimentés lors d’un interclub pensé comme un véritable entraînement grandeur nature avant les compétitions majeures.
Contrairement aux galas ou aux championnats officiels, la journée ne vise pas le spectacle à tout prix. Elle sert avant tout à faire boxer les athlètes dans un cadre structuré.
« C’est un interclub. Tous les clubs de la fédération se réunissent pour faire boxer leurs boxeurs. C’est un entraînement plus plus plus pour préparer les futurs gros championnats du monde », explique Christophe Mary, organisateur de la journée et responsable des clubs de Martelange et de Libin. Le principe du kickboxing light est clair : l’engagement est réel, mais la puissance reste contrôlée.
« On privilégie vraiment la technique par rapport à la puissance. On ne cherche pas vraiment le KO, c’est vraiment beaucoup de technique et peu de force », résume Jonathan Raps, membre du club de Wellin, actif dans la discipline depuis plusieurs années.
Malgré ce cadre pédagogique, le niveau observé est élevé. Certains combattants affichent déjà un solide palmarès, parfois même international. À seulement 13 ans, Louane, de Resteigne, fait partie de ces jeunes athlètes qui vivent leur sport avec intensité. « Oui, ça fait mal, mais avec l’adrénaline, tu ne sens rien. Mon objectif dans la boxe? Aller le plus loin possible, parce que j’aime vraiment bien ça », confie-t-elle.
Chaque combat reste néanmoins un défi mental. Apprendre à gérer la pression fait partie intégrante de la formation. « Je stresse toujours. Tous les combats que j’ai faits, j’étais toujours stressé. Une fois que le face-à-face est fini, je suis dans ma bulle, je n’entends rien, et je combats », explique Rylei, lui aussi issu du club de Wellin.
Cette étape à Martelange n’est qu’un passage. Les meilleurs combattants se retrouveront lors de la finale prévue en juin 2026, du côté de Wellin,.