La Province de Luxembourg a présenté ce vendredi l'application Lux First Responder. Une application qui permet une intervention plus rapide lors d'un arrêt cardiaque. Ce projet pilote vient d'être lancé à destination des professionnels du secteur médical.
Les premières minutes qui suivent un arrêt cardiaque sont primordiales pour sauver une vie. L'attente d'une ambulance peut dès lors se montrer décisive. Cette réalité, la Province de Luxembourg l'a bien comprise et a choisi de lancer Lux First Responder. Une application qui permet de réduire l'intervalle médical libre en mobilisant des professionnels de santé volontaire se trouvant à proximité de la victime.
"On mobilise une application et la personne qui y est inscrite reçoit un message lui indiquant qu'une personne dans un rayon de cinq kilomètres est en besoin d'un massage cardiaque, explique Stephan De Mul, député provincial en charge de la santé. Il peut donc s'y rendre grâce à cette application qui lui montre le chemin pour y aller afin d'intervenir rapidement avant l'arrivée des secours."
Un gage de survie
En cas d'urgence, la procédure reste la même avec un appel vers le 112. Le Cozilux peut ensuite lancer l'appel Lux First Responder vers les personnes se trouvant à proximité de la victime, rendant ainsi le délais d'intervention plus rapide avant l'arrivée des secours.
"Le système proposé ici est un gage de survie pour la personne, lance Stéphane Thiry, commandant de la zone de secours Luxembourg. Si quelqu'un de formé est disponible dans un rayon assez proche, il va être alerté et va pouvoir poser les gestes qu'il connait en attendant les services de secours."
Chaque minute compte
Un élément on ne peut plus précieux au vu de la démographie de la province de Luxembourg.
"Notre province est vaste et les vecteurs de l'aide médicale urgente mettent parfois du temps pour arriver sur place, indique Fabian Bertrand, président de la Commission d'Aide Médicale Urgente en province de Luxembourg. Or, en cas d'arrêt cardiaque, chaque minute compte. Ce projet permet de diminuer l'intervalle médical libre et d'envoyer une personne qualifiée sur place pour pratiquer les gestes qui sauvent le plus rapidement possible."
Ce projet pilote en Belgique s'adresse dans un premier temps aux professionnels du secteur de la santé et durera un an. Mais il pourrait, à terme, s'ouvrir aux personnes dotées d'une formation en matière de réanimation cardiaque.