Le Service culturel de Gouvy a proposé une soirée de Saint-Valentin en formule repas-spectacle. Entre cabaret interactif, histoires et clin d’œil à l’art, près de soixante convives ont partagé une parenthèse conviviale, sous des lumières rose et mauve
La salle du Clos du Bru, à Limerlé, prend des airs de décor de circonstance. Quand les lumières virent au rose et au mauve, le spectacle commence. Le public s’installe pour une soirée qui mélange les genres, mais garde un cap : celui du 14 février.
“C’est un moment qui est attendu par nos citoyens. On voit l’engouement : d’année en année, il y a de plus en plus de demandes”, souligne Marine Winand, échevine de la Culture à Gouvy. Elle insiste aussi sur la recette : “On a à la fois un historien, un juke-box littéraire… c’est très varié.” Et cette diversité se retrouve dans la salle, où l’on enchaîne les propositions sans perdre le fil rouge : l’amour, la joie, la convivialité."
Avec "La Frivole", un duo venu du sud de la France, on assiste à un spectacle musical très interactif, qui "assume l’esprit Saint-Valentin sans tomber dans le cliché", selon son interprète.
“C’est un spectacle de chansons frivoles. Ça parle d’amour sous toutes ses formes, d’amour physique aussi”, explique l’artiste. Mais ici, “les chansons ne sont qu’un prétexte à l’amusement et à l’échange avec les gens”, dans ce qu’elle résume comme “du stand-up des années 40”.
La soirée change ensuite de registre, sans quitter le thème des amoureux. Emmanuel Grégoire propose une plongée dans l’histoire de l’art à travers les plus grands cadeaux amoureux.
“On a rassemblé toute une série d’œuvres d’art, des parures, des bijoux”, dit-il, “mais aussi des cadres de coquillages que les marins offraient à leur épouse à leur retour.” L’objectif : montrer que le geste amoureux traverse les époques, du présent le plus simple aux symboles les plus spectaculaires."
Autre moment marquant : le juke-box littéraire de Miguel Lamoline. Le principe est original : le public choisit un texte, et Miguel l’interprète immédiatement.
Et puis il y a cette phrase, lâchée avec simplicité par Guy, 83 ans : “À 83 ans, la Saint-Valentin, ce n’est plus vraiment la même qu’à 20 ans. C’est différent..!
Peu importe son âge : à Limerlé, l’essentiel était ailleurs ce samedi. Dans le fait d’être bien entouré, le temps d’une soirée.