A Bouillon, le syndicat d’initiative qui désormais assure en toute autonomie la gestion du château, a lancé en début d’année un gros chantier de nettoyage des façades et abords. Il poursuivra avec le remplacement des luminaires intérieurs, tout en travaillant sur les nouvelles scénographies. 

Voilà près de deux mois qu’ils arpentent les contours du château de Bouillon. Arrimés à leurs cordes, des arboristes grimpeurs s’attaquent cet après-midi  aux parois rocheuses sous le deuxième pont d'accès. 

"Rien que pour cette partie-ci, on a retiré quatre mètres cubes de terre. Paradoxalement, c'est ici que c'est le plus difficile, parce qu'on est moins à la verticale. Ça ne tombe pas, il faut tout racler jusqu'en bas"
Estéban Bricot, arboriste grimpeur

Par grand soleil aujourd’hui, sous la pluie et même la neige, l’équipe a passé au crible les milliers de mètres carrés de façade des murailles extérieures. 
Progressant de mousquetons en mousquetons, ils ont taillé, désouché, démoussé, par endroit remis la roche à nu, et partout contrôlé la solidité des joints. 

"Il arrive que certaines pierres se déchaussent. Nous devons noter l'endroit précis sur un plan pour venir plus tard les sceller à nouveau"
Raoul Atsin, arboriste grimpeur

Aussi exceptionnel qu’il puisse paraître, cet entretien extérieur revient tous les cinq à sept ans, au rythme de la végétation.
Depuis la convention de bail emphytéotique signée fin 2024 pour 30 ans avec la régie des bâtiments, c’es  au SI de Bouillon -désormais seul aux commandes- qu’il revient d’assurer et d’assumer tous ces chantiers. 

"C'est un coût important, on est à plus de 120.000€ de débroussaillage, payés uniquement sur fonds propres. Mais bon, il y a tout de même 340m de façade, fois deux. "
Jacques Barras, administrateur bénévole du SI de Bouillon

Remplacement des luminaires et câbles électriques

Dans les prochaines semaines, le syndicat d'initiatives s’attaquera au remplacement  des luminaires intérieurs. Au choix économique du passage au LED, s’ajoute une volonté esthétique : câbles et boîtiers apparents disparaîtront. Dans la mesure du possible… le château est classé.

"Nous avons eu plusieurs réunions avec l'AWAP, la patrimoine de Wallonie, pour s'assurer que le remplacement se ferait  correctement. On va réutiliser certains passages de câbles et en encastrer d'autres en faisant attention"
Alex Barras, directeur du SI Bouillon

Parallèlement à ces travaux... fonctionnels, le syndicat d’initiative avance sur un autre dossier, d’enjeu plus touristique : le renouvellement d’ici un an ou deux, des scénographies figées par le temps… 

"On ne va se la cacher, les mannequins ne sont plus très frais,  il y a du boulot. Notre souhait est de rendre le château plus vivant, plus immersif, sans le dénaturer"
Alex Barras, directeur du SI Bouillon

Le montant de l’investissement avoisinera le million d’euros. Une somme importante que le syndicat d'initiatives  se doit de consentir pour répondre aux attentes nouvelles des quelque 135.000 visiteurs annuels, et ainsi rester une des attractions phares du Luxembourg.