La Ministre wallonne du Patrimoine, Valérie Lescrenier, a signé l’arrêté de classement de l’église Saint-Georges de Marloie. L’annonce a été faite ce samedi, lors de la messe anniversaire de la consécration de l’église, présidée par Monseigneur Fabien Lejeusne, évêque de Namur-Luxembourg.

Consacrée en 1956, l’église porte la mémoire de la catastrophe du 21 mai 1944. Ce jour-là, des tirs alliés américains provoquent l'explosion d'un train de munitions allemand stationné sur les voies du chemin de fer. 

La « catastrophe de Marloie » fait 41 morts, 500 blessés et détruit une importante partie de la localité. L’ancienne église et son presbytère sont lourdement endommagés.

Plutôt que de reconstruire à l'identique, les concepteurs décident alors de marquer une rupture avec le passé. Ils imaginent un ensemble inspiré de l’architecture moderniste et du renouveau liturgique précédant le concile Vatican II.

Une architecture et des œuvres préservées

Béton armé, aluminium doré, dalles de verre et béton teinté caractérisent ce bâtiment aux lignes épurées. L’ensemble associe architecture et création artistique. Plusieurs artistes locaux ou reconnus internationalement participent à sa conception.

La mosaïque de façade est l’œuvre de Maurice Rocher, artiste parisien particulièrement sollicité lors de la reconstruction des édifices religieux d’après-guerre. Le mobilier liturgique a été réalisé par Zéphir Busine et Georges Boulmant, tandis que les vitraux sont signés Louis-Marie Londot.

Autant d’éléments qui font aujourd’hui de l’église Saint-Georges un témoin particulièrement complet du patrimoine religieux et moderniste du XXe siècle en Wallonie.

TV Lux vous propose de revoir le reportage consacré à cette église en janvier dernier.