Avant même le passage des coureurs, l’arrivée de l’Ethias Tour de Wallonie animait déjà l’avenue d’Houffalize à Libramont. Riverains, supporters et cyclistes amateurs étaient aux premières loges pour vivre l’événement à leur manière

À une heure trente de l’arrivée officielle, les coureurs étaient encore loin de Libramont. Mais sur l’avenue d’Houffalize, le décor était déjà planté. Route fermée, barrières installées, ligne d’arrivée sécurisée et premiers curieux sur les trottoirs. Pour les riverains, l’événement se préparait presque devant la porte. Certains avaient même une place impossible à battre, comme ce couple de retraité qui habite...à 15m de la ligne.

Pour d’autres, le Tour de Wallonie allait se vivre entre le salon et le trottoir. Jean-Marie habite juste en face de l’arrivée. Il avait prévu de suivre une partie de l’étape à la télévision avant de sortir au bon moment, « Je vais regarder une partie de la course sur la TV et quand ce sera le moment, vers 17h30, je sortirai et je viendrai voir arriver. »

L’épreuve attirait également au-delà du quartier. Certains avaient simplement traversé la rue. D’autres avaient pris le train pour rejoindre Libramont. C’est le cas d’un supporter venu de Liège, mais toujours attaché à la province de Luxembourg,

« Je viens de Liège en train. Je suis de la région ici, pas loin de Martelange, et je viens pour voir, en principe, gagner Arnaud de Lie »

Avant les professionnels, quelques cyclistes amateurs ont aussi profité du parcours fermé. Dernier kilomètre dégagé, ligne d’arrivée en vue, route sécurisée. Pour quelques minutes, ils ont pu rouler sur les mêmes routes que les coureurs du Tour de Wallonie. Pour l’un d’eux, cycliste amateur à Libramont, le moment avait forcément un goût particulier.

« Ça rappelle un peu le rêve qu’on avait quand on était plus jeune. À 39 ans, ça reste un rêve qui est resté dans un coin de la tête »

Puis le peloton a fini par débouler. Les téléphones se sont levés, les applaudissements ont suivi, les premiers cris sont descendus des trottoirs. Quelques secondes de course seulement pour ce premier passage (sur 3), mais assez pour transformer une rue familière en décor de grand rendez-vous cycliste.