Le week-end de Pâques a lieu la traditionnelle fête du livre de Redu. La 42ème édition s'est déployée sur les trois jours du long week-end, avec un peu moins d'engouement que les premières années. Une engouement qui diminue en même temps que l'intérêt pour les livres en général et pour les livres de seconde main en particulier. 

Week-end de Pâques et fête du livre obligent, le Mudia organise une chasse aux œufs à sa façon, puisqu’il s’agit d’une chasse aux livres nous explique Michal Bauwens, Responsable opérationnelle au MUDIA :

Pas des livres réels qui sont cachés, mais plutôt des livres qui sont peints ou qui sont dans les sculptures du musée. On laisse les enfants regarder les œuvres.

Dans le village, la traditionnelle fête du livre se déploie entre les librairies permanentes et les stands disséminés un peu partout. Ce n’est pas la grande foule ce samedi. Il est vrai que la météo n’est pas au rendez-vous, mais l’intérêt pour le livre serait en déclin. Heureusement, il reste des passionnés.

C'est moins cher, plus économique, écologique et ça vit les livres.
Pour les livres en général, l'intérêt à diminuer... Ce n'est plus le support primordial dans notre monde numérique.

Myriam Dethyse, Libraire :

Ce qui fonctionne le plus, ce sont les romans, les poches, la BD... Mais les beaux livres de collection ça a bien chuté depuis un certain temps.

Pour faire face, certains diversifient leur activité, comme le Reduiste installé ici depuis une dizaine d’années, qui propose bar, chambres d’hôtes et qui multiplie les activités durant la fête du livre. Mais ici aussi, on constate un changement d’habitude du consommateur. Anthe Vrijlandt, Co-propriétaire Le Reduiste :

On doit refuser pas mal de livres... Ce matin, une dame a appelé pour vendre ses encyclopédies, ses dictionnaires, ... Mais on ne vend plus ça.

Comment faire face aux nouvelles habitudes de consommation ? Comment attirer de nouveaux publics ? Le village du livre de Redu doit se réinventer. La diversification est amorcée avec une plus grande place à l’art. Tant qu’il y aura un public pour les vieux livres, il y aura un public pour un village du livre en Ardenne.